Avec la France championne du monde, la Ligue 1 de football espère mieux remplir les stades, "comme en 1998"

Kylian MBappe, désormais champion du monde, va fouler les pelouses de Ligue 1. 
Kylian MBappe, désormais champion du monde, va fouler les pelouses de Ligue 1.  (FRANCK FIFE / AFP)

Au moment où le championnat va reprendre, la LFP veut mettre en avant les champions du monde 2018. 

Ce vendredi 10 août, Marseille reçoit Toulouse pour le premier match de la saison 2018 de la Ligue 1, avec notamment pour la première fois l'utilisation de l'arbitrage vidéo. Didier Quillot, directeur général de la Ligue de football professionnelle (LFP), espère que "comme en 1998, où il y avait eu un engouement extraordinaire des Français, l'affluence augmente dans les stades cette année". Il évoque sur franceinfo vendredi 10 août, "l'attractivité nouvelle", de ce championnat français, assurant que " la France c'est le pays champion du monde, et la Ligue 1 c'est la Ligue de France : ce n'est pas rien".


franceinfo : La victoire historique des Bleus va-t-elle profiter à la Ligue 1 ?

Didier Quillot : J'espère ! Nous sommes tous très excités, ça fait un mois qu'on avait envie de revoir du football. Comme en 1998, où il y a avait eu un engouement extraordinaire des Français, il y avait ensuite eu une augmentation significative de l'affluence dans les stades. J'attends donc que l'affluence augmente cette année. Elle avait déjà beaucoup augmenté l'année dernière, avec une croissance de 7%. J'attends aussi un regard plus intéressé des investisseurs et des diffuseurs internationaux puisque la France c'est le pays champion du monde, et la Ligue 1 c'est la Ligue de France, ce n'est pas rien. Sur ce qu'on appelle les droits domestiques, nous avons réussi notre appel d'offre au mois de mai dernier parce que les droits domestiques de notre compétition seront valorisés à près de 1,2 milliard d'euros par saison. C'est pratiquement autant que les grandes nations européennes, à part les Anglais qui sont loin devant. Mais je dirais que nous sommes maintenant dans le sillage de toutes les grandes nations européennes. À l'international, il faut qu'on développe la notoriété de notre championnat et son attractivité. On va aussi augmenter la valeur de nos droits internationaux et contribuer à créer ce cercle vertueux pour avoir plus de stars et de talents dans les équipes, donc plus de spectateurs, plus de partenaires, de sponsors, tout ça pour améliorer la qualité du spectacle.

Kilian Mbappe est-il la tête de gondole du Championnat de France ?


Pas seulement. Je rappelle que c'est lui qui a été élu meilleur jeune joueur de la Fifa, c'est évidemment un talent exceptionnel, qui a été découvert en France. Grâce au Paris Saint-Germain, nous avons pu conserver cette étoile montante dans notre championnat. C'est une merveilleuse nouvelle, mais ce n'est pas la tête de gondole. Au PSG, nous venons d'avoir l'arrivée de Buffon, il y a bien sûr Neymar qui fait partie des trois meilleurs joueurs du monde, on peut citer aussi Luiz Gustavo à l'Olympique de Marseille qui jouera ce soir dans un vélodrome à guichet fermé avec 62 000 spectateurs. C'est un record pour un match de reprise, on n'a jamais eu 62 000 personnes dans notre championnat. Il y a aussi Memphis Depay à Lyon, Balotelli à Nice, il y a plein de stars et de talents dans notre championnat.

Personne ne peut rivaliser avec l'équipe parisienne, à moins d'une grosse surprise. Cette ultra-domination du PSG à la fois sur le plan financier et sportif est-elle préjudiciable pour la Ligue 1 ?


Je ne pense pas. L'année dernière, on a eu une augmentation de l'affluence de 7%, une augmentation des audiences à la télévision de 25% parce qu'il y a plusieurs raisons de s'intéresser à la Ligue 1. D'abord il y a la course au titre : il y a deux ans, Monaco a été champion de France. Il y a aussi la course pour les places européennes et la Ligue des Champions. On a Paris, Lyon, Monaco et Marseille qui se sont bagarrés l'année dernière pour les trois places qualificatives. Il y a aussi des clubs qui se bagarrent pour participer à l'Europa League comme Nice, Saint-Etienne, Rennes et Bordeaux. D'ailleurs Bordeaux vient de voir arriver un nouvel investisseur américain, ce qui prouve bien l'attractivité nouvelle de notre championnat avec des investisseurs étrangers qui viennent et qui rachètent des clubs français. Enfin, il y a des équipes qui sont parfois des surprises en cours de saison, des nouvelles arrivées comme Reims qui monte de Ligue 2.

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