Hautes-Pyrénées : excédée de recevoir des ballons dans son jardin, la voisine d'un stade de foot vient interrompre un match

La voisine du stade Franck Sarrabayrouse de Juillan (Hautes-Pyrénées) a interrompu le match à la 65e minute en s\'installant sur la pelouse avec sa chaise pliante. Photo d\'illustration.
La voisine du stade Franck Sarrabayrouse de Juillan (Hautes-Pyrénées) a interrompu le match à la 65e minute en s'installant sur la pelouse avec sa chaise pliante. Photo d'illustration. (AUR?LIEN LAUDY PHOTOGRAPHE JOURNAL L'UNION-L'ARDENNAIS / MAXPPP)

Un match de foot a été interrompu dimanche à Juillan, dans les Hautes-Pyrénées. Une voisine du stade a occupé le terrain pour dénoncer les atterrissages récurrents de ballons dans son jardin.

Dimanche, le match de football qui opposait l'équipe de Juillan à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, a été interrompu pendant la seconde mi-temps. À la 65e minute de jeu, une voisine du stade est venue s'asseoir au milieu de la pelouse sur une chaise pliante, excédée de recevoir des ballons dans son jardin. Vissée sur sa chaise, pas question de bouger pour la riveraine, malgré les tentatives des joueurs. "Il y a eu un essai de négociation. Ensuite, pour me chasser, ils ont allumé les arrosages automatiques puis ils ont fermé les grilles du stade pour m'empêcher de sortir quand ils ont appelé les forces de l'ordre", explique-t-elle.

Deux euros par ballon à récupérer dans le jardin

Cette voisine n'en peut plus. Elle l'assure : depuis une dizaine d'années, des ballons atterrissent dans son jardin et les joueurs viennent les récupérer. C'est inacceptable pour elle : "C'est une propriété privée, je veux qu'on respecte ma propriété, c'est tout !" , s'insurge-t-elle. C'est pour faire comprendre au club la difficulté de son quotidien qu'elle a décidé de se venger.

Puisqu'ils rentrent chez moi, je vais chez eux ! Pourquoi auraient-ils le droit d'aller chez moi et moi pas chez eux ?La voisine du stade de Juillanà franceinfo

Selon le président du club de football, les accusations de la riveraine sont en partie fausses. Des ballons atterrissent bien dans son jardin mais aucun joueur n'entre dans la propriété. Conséquence : le club a déjà perdu une quarantaine de ballons et ne trouve pas de solution avec les voisins.

La dernière proposition, formulée par les particuliers, n'a pas abouti. "Ils nous ont sorti une convention avec un tarif de 2 euros par ballon à récupérer et un forfait mensuel de 20 euros, au motif que tout travail mérite salaire", explique Thierry Bordagaray, le président du club de Juillan. Le prochain match est prévu samedi. Le président du club croise les doigts pour que la rencontre arrive à son terme.

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