France-Espagne (0-1) : les Bleus sont tombés sur plus forts qu'eux

L\'Espagnol Pedro a été l\'auteur de l\'unique but entre les Bleus et la Roja, le 26 mars 2013 au Stade de France.
L'Espagnol Pedro a été l'auteur de l'unique but entre les Bleus et la Roja, le 26 mars 2013 au Stade de France. (MIGUEL MEDINA / AFP)

L'équipe de France de football, réduite à dix en fin de rencontre, s'est inclinée hier soir à Saint-Denis. Elle perd la première place de son groupe.

François Hollande avait pronostiqué un nul, Mariano Rajoy une victoire de l'Espagne. C'est le premier ministre espagnol qui a eu raison. L'équipe de France de football s'est inclinée 1-0 face à l'Espagne dans le match au sommet du groupe I des éliminatoires pour le Mondial 2014. La France perd du même coup la première place de son groupe. Les Français, sauf miracle, termineront 2e et devront passer par les barrages au mois de novembre. Que retenir de cette rencontre ?

Impression mitigée pour les Français

Dans cette rencontre que les Français ne méritaient pas forcément de gagner, beaucoup de joueurs ont évolué à leur niveau : Franck Ribéry a été omniprésent sur le front de l'attaque en se créant deux occasions nettes, les jeunes Pogba (malgré son expulsion en fin de match)et Varane ont tenu le choc. Koscielny a tenu son rang, tout comme Matuidi. En revanche, on n'a pas beaucoup vu Valbuena, très surveillé par les Espagnols et qui a semblé un peu émoussé.

Dans le pressing, la France a évolué un ton en-dessous de sa prestation du mois d'octobre à Madrid. Les Espagnols n'ont pas plongé physiquement, ce qui explique aussi cela. Gros point noir de la prestation des Bleus : les côtés de sa défense. Christophe Jallet et Patrice Evra sont directement responsables sur le but. Les plus grosses occasions espagnoles sont venues des côtés. Une fragilité qu'ont fini par exploiter les Espagnols.

Benzema toujours muet

L'attaquant du Real Madrid a franchi la barre des 1 000 minutes sans marquer sous le maillot bleu. C'est forcément préoccupant. Dans un rôle ingrat où il devait défendre, il n'a pas su se créer de situation franche, se contentant de quelques tirs impossibles, qui n'ont pas inquiété Valdés, le gardien espagnol.

Karim Benzema, isolé sur le front de l\'attaque française contre l\'Espagne, le 26 mars 2013.
Karim Benzema, isolé sur le front de l'attaque française contre l'Espagne, le 26 mars 2013. (FRANCK FIFE / AFP)

Didier Deschamps lui a longtemps fait confiance, ne le sortant qu'à la 80e minute, une fois la France réduite à dix. Et pas pour le remplacer par Olivier Giroud, qui a rongé son frein sur le banc jusqu'aux arrêts de jeu. Déçu, le public du Stade de France l'a copieusement sifflé, lui qui l'avait épargné après France-Géorgie du vendredi 22 mars. Blaise Matuidi, après la rencontre, a tenu à le défendre : "Les sifflets, c'est dommage, on n'a pas besoin de ça. Je comprends l'amertume du public, mais sur le terrain, on donne tout."

Les Espagnols méritent leur victoire

Dominateurs dans le jeu, les Espagnols ont toutefois dû attendre la 58e minute pour inscrire le seul but de la rencontre, signé Pedro. La "fin de cycle" évoquée par la presse attendra, même si la Roja n'a pas donné l'impression d'une domination intouchable, comme lors du quart de finale de l'Euro (0-2) ou le match amical du printemps 2010 (0-2). Les champions du monde en titre l'ont emporté, et comme le dit Didier Deschamps, la France "n'a pas à rougir de cette défaite."

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