Football : 19 clubs de Ligue 1 quittent l'UCPF pour former un nouveau syndicat

Les présidents du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi, et de l\'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, le 19 avril 2014 au Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Les présidents du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi, et de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, le 19 avril 2014 au Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). (FRANCK FIFE / AFP)

Ces clubs veulent protester contre l'attitude des clubs de Ligue 2 qui se sont opposés aux nouvelles règles de montée et de descente entre la Ligue 1 et la Ligue 2.

Les clubs de Ligue 1 tapent du poing sur la table. L'ensemble des clubs de l'élite, à l'exception de Guingamp, ont annoncé mardi 11 août qu'ils démissionnaient avec effet immédiat de l'Union des clubs professionnels de football (UCPF) pour "former ensemble un nouveau syndicat professionnel".

"Cette démission est effective dès à présent avant le jugement en référé du 13 août du Conseil d'Etat où des clubs de Ligue 2 représentant une minorité des votes du football professionnel en France ont choisi de s'opposer, avec le soutien du Comité exécutif de la Fédération française de football (FFF), à la volonté de la majorité constituée par nos 18 clubs de Ligue 1", écrivent les 18 présidents signataires du document. Rennes, absent de la liste des signataires, à également démissionné de l'UCPF, a rapporté L'Equipe.

Une décision liée au bras de fer sur le principe "deux montées, deux descentes"

L'UCPF, syndicat qui regroupe l'ensemble des clubs de football français professionnels, avait connu une première secousse début juillet, lorsque Jean-Pierre Louvel, son président et par ailleurs président du Havre (Ligue 2), et Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, avaient annoncé leur démission de l'instance. Ces annonces avaient eu lieu après que la Ligue de football professionnel (LFP) eut limité le nombre de montées et de descentes entre Ligue 1 et Ligue 2 à deux, une décision qui a divisé les clubs de l'élite, très majoritairement favorables, et les autres.

"La Ligue 1 ne souhaite pas avoir à remettre en cause les principes de solidarité y compris financière avec la Ligue 2, mais veut la liberté de mettre en place les réformes indispensables au développement de notre football pro français",explique le communiqué, signé, entre autres, par Nasser Al-Khelaïfi (Paris SG), Jean-Michel Aulas (Lyon), Dmitry Rybolovlev (Monaco) et Vincent Labrune (Marseille).

Les présidents de clubs démissionnaires ont expliqué avoir pris cette décision"importante pour l'avenir des clubs professionnels de Ligue 1" en raison de la situation à laquelle ils sont "actuellement confrontés". Sur le site du Parisien, le président de Nantes, Waldemar Kita, s'est montré plus explicite : "On a démissionné collectivement de l'UCPF parce qu'on n'a aucun pouvoir ! (...) Nous, présidents de Ligue 1, on ne peut décider de rien puisque la Fédération peut tout remettre en cause à la fin". "L'organisation du foot en France n'est pas adaptée à l'époque que nous vivons. On ne peut plus fonctionner sur un modèle qui date d'il y a cinquante ans", estime-t-il.

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