Foot : un partenariat entre l'Olympique de Marseille et l'université d'Aix-Marseille pour mieux soigner les joueurs

Le stade Vélodrome de Marseille.
Le stade Vélodrome de Marseille. (BORIS HORVAT / AFP)

Les innovations technologiques de l'université profitent au 140 recrues du centre de formation du club.

L'Olympique de Marseille innove pour mieux prévenir les blessures de ses jeunes joueurs et améliorer leur retour sur le terrain après une convalescence. Grâce à la signature d'un partenariat entre l'OM et l'université d'Aix-Marseille, les 140 recrues du centre de formation du club de Ligue 1 de football profitent d'un suivi de pointe.

Un appareil de musculation doté de capteurs

Ces futurs sportifs de haut niveau âgés de 14 à 20 ans passent une batterie de tests avec des équipes universitaires, réalisés sur une machine unique au monde. Il a fallu trois ans de travail pour développer cet appareil de musculation équipé de capteurs. Le joueur s'allonge, pousse sur ses jambes et se déplace horizontalement. À chaque effort, des courbes se dessinent sur l'écran d'Arnaud Hays, ingénieur de recherche au technosport de l'université d'Aix-Marseille. "On voit les forces qu'il développe : la jambe droite, la jambe gauche, la vitesse de déplacement, décrit-il. On a déjà fait des calculs ici qui sont représentés."

C'est le deuxième test pour Tom, 18 ans. Ce footballeur en formation est suivi par le docteur Joël Coste, qui raconte : "Quand on l'a testé en juillet, il avait une jambe qui était vraiment faible et manquait de vitesse par rapport à l'autre." Un déséquilibre repéré par la machine, qui peut être avantageux quand il est léger mais relève de la pathologie quand il est trop important. C'était le risque pour Tom. "On était très inquiet pour lui puisque que la saison dernière, il s'est arrêté deux fois", confie Nasser Larguet, directeur du centre de formation de l'OM, "Parce que justement ces déséquilibres ont agit sur son dos", explique-t-il, "On a travaillé beaucoup avec lui sur la technique de course, sur la coordination de la motricité." Résultat : le joueur voit la différence et ça se vérifie sur les courbes.

Aider au retour sur le terrain après une blessure

L'appareil a donc permis d'éviter l'accident. L'avantage, c'est qu'il est utile aussi après une blessure. Il permet de savoir si le joueur peut retourner sur le terrain. "On vous voit à la fois les problèmes musculaires", détaille Arnaud Hays "C'est-à-dire est-ce que musculairement tout va bien, mais aussi l'aspect psychologique puisque effectivement, on peut s'apercevoir d'appréhension. Il y a encore des réticences à, et ça on le mesure sur la machine." 

C'est donc une mine d'or pour les préparateurs physiques, comme le confirme Joël Coste : "Si on peut éviter une rechute, c'est mieux parce que quand il y a une deuxième rupture, l'avenir du sportif s'assombrit de manière dramatique." Cet appareil testé sur les sportifs de haut niveau devrait être commercialisé pour un usage médical d'ici 2023.

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