Foot : les joueuses professionnelles espagnoles votent une "grève illimitée" pour réclamer des salaires plus élevés

Des joueuses du FC Barcelone célèbrent un but durant un match de Ligue des champions contre la Juventus Turin, le 25 septembre 2019, en Espagne.
Des joueuses du FC Barcelone célèbrent un but durant un match de Ligue des champions contre la Juventus Turin, le 25 septembre 2019, en Espagne. (NOELIA DENIZ / NURPHOTO / AFP)

Les joueuses demandent à être traitées comme leurs homologues masculins et, par ailleurs, à être payées au moins 12 000 euros par an à mi-temps.

Près de 200 footballeuses professionnelles espagnoles évoluant dans des clubs de première division ont voté une "grève illimitée", mardi 22 octobre, pour dénoncer le blocage des négociations sur leurs salaires. Évoluant dans des clubs comme le FC Barcelone, l'Atlético Madrid, ou le FC Séville, ces joueuses ont voté à plus de 93% en faveur de cette mobilisation dont la date n'a pas encore été fixée, a précisé l'Association des footballeurs espagnols (AFE) dans un communiqué (en espagnol).

"Nous nous battons pour les générations futures"

Les négociations menées depuis plus d'un an entre les syndicats des joueuses et les clubs de football achoppent en grande partie sur la question de la rémunération. Elles demandent les mêmes conditions de travail que leurs homologues masculins et souhaitent en outre être payées au moins 12 000 euros par an pour les contrats à temps partiels, quand les clubs leur proposent des contrats payés au moins 8 000 euros annuels.

"Ce dont les joueuses ont besoin, c'est d'un contrat de travail qui garantisse leurs droits. Ce sont des footballeuses à temps plein", explique dans le communiqué le président de l'AFE, David Aganzo. "Il ne s'agit pas que d'argent, cela va beaucoup plus loin. Nous espérons parvenir à un accord mais nous nous devions de prendre des mesures drastiques parce que l'heure est au football féminin, a expliqué la gardienne de l'Athletic Bilbao, Ainhoa Tirapu. Nous ne nous battons pas seulement pour nous mais aussi pour les générations futures."

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