Foot : le match entre Nancy et Le Mans interrompu par l'arbitre à cause de chants homophobes

Les supporters de l\'AS Nancy-Lorraine, au stade Marcel Picot, lors du derby contre le FC Metz, le 10 mai 2019.
Les supporters de l'AS Nancy-Lorraine, au stade Marcel Picot, lors du derby contre le FC Metz, le 10 mai 2019. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

La rencontre de football entre Nancy et Le Mans a été brièvement interrompue vendredi, après des chants homophobes lancés par des supporters depuis la tribune.

Le match de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans a été interrompu quelques instants vendredi 16 août, après des chants homophobes, indique France Bleu Sud Lorraine. Ces propos ont été proférés lors de la première mi-temps, par des supporters nancéiens, depuis les tribunes du stade Marcel-Picot à Nancy. Le match qui compte pour la 4e journée de Ligue 2 a été interrompu quelques instants par l'arbitre, Mehdi Mokhtari.

"Ces chants n'ont pas leur place dans un stade de foot", a réagi sur franceinfo Jean-Michel Roussier, président de l'AS Nancy Lorraine, précisant qu'il était allé voir les groupes de supporters à la mi-temps. Mais "le football n'a pas vocation à régler tous les problèmes de la société. Il ne faut donc pas donner plus de rôles au football que celui qu'il a", a-t-il poursuivi. "Je n'ai pas de jugement à porter sur la décision de l'arbitre. Il y a un nouveau règlement, il s'applique", a également déclaré Jean-Michel Roussier.

Match interrompu après des chants homophobes, "une première" selon la ministre des Sports

Marlène Schiappa, la secrétaire d'État en charge de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations, a rapidement salué sur Twitter la décision de l'arbitre qui a "interrompu courageusement le match (...), comme le permet le réglement". "Le foot est un sport passionnant, il doit le rester pour tous", a-t-elle ajouté.

"C’est une première. Et une dernière, je l’espère", a réagi de son côté la ministre des Sports, Roxana Maracineanu qui a félicité l'arbitre sur Twitter. Fin mars, elle avait déjà jugé "inadmissibles" des chants homophobes entendus lors du dernier clasico "PSG-OM" au Parc des Princes. Des supporters parisiens avaient assimilé les Marseillais à "des rats", des "pédés" ou des "enculés"Mi-avril, le match de Ligue 1 entre Dijon et Amiens avait lui été interrompu quelques minutes après des cris racistes visant le capitaine amiénois Prince Gouano.

Dans un entretien accordé à franceinfo dimanche 7 juillet, le président Emmanuel Macron s'est dit favorable à l'interruption des rencontres en cas de cris racistes ou homophobes dans les stades.

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