Foot amateur: malgré les sanctions, les agressions à l'encontre des arbitres ne diminuent pas

FRANCEINFO

En 2018, 11 335 rencontres de football amateur ont été émaillées de violences. Dans 38% des cas, c'est l'arbitre qui en était la victime.

À Reims (Marne), en mai 2018, Christophe a agressé un arbitre. Ce joueur de foot amateur témoigne au micro de franceinfo : "Il arbitrait pas trop mal, mais plus le temps passait, plus il a pourri le match. Il a sifflé un penalty inexistant à 2-2. Là, j'ai pété les plombs et je lui ai mis une baffe". "Je sais que ce n'est pas montrer l'exemple. J'en suis conscient", regrette-t-il. Il a été condamné par le tribunal à six mois d'interdiction de stade et 300 euros d'amende. La Fédération française de football (FFF) l'a suspendu des terrains pour trois ans.

"Un arbitre va décéder un jour"

Richard Lévy est aussi allé au tribunal, mais en tant que victime. Cet arbitre a été agressé en juin 2013 lors de la finale de la Coupe du Val-de-Marne. "Dans les vestiaires, je prends des coups dans les nuques et je tombe dans les pommes. Un jour, un arbitre va décéder sur un terrain de football. On n'aura que nos yeux pour pleurer", assure-t-il. Ses trois agresseurs ont écopé de dix mois de prison ferme. Malgré ces peines et ces suspensions, le nombre de violences ne diminue pas. Cette violence peut décourager des arbitres. Pas Richard Lévy : "Tant qu'on verra des jeunes avec des grands sourires nous serrer la main à la fin du match, on continuera"

Vous êtes à nouveau en ligne