Euro : pourquoi il n'y a pas d'hommage aux victimes de la tuerie d'Orlando avant les matchs

Le milieu de l\'équipe d\'Espagne, Andres Iniesta, lors du match contre la République tchèque, lundi 13 juin à Toulouse (Haute-Garonne).
Le milieu de l'équipe d'Espagne, Andres Iniesta, lors du match contre la République tchèque, lundi 13 juin à Toulouse (Haute-Garonne). (REMY GABALDA / AFP)

L'UEFA a jugé "irréaliste", lundi, de rendre hommage à toutes les victimes "des événements tragiques qui se déroulent presque quotidiennement partout dans le monde".

Si vous avez regardé un match de l'Euro depuis dimanche, peut-être avez-vous levé un sourcil avant le coup d'envoi. Alors que les hommages aux 49 victimes de l'attentat homophobe d'Orlando (Etats-Unis) se multipliaient dans le monde, aucune minute de silence ou d'applaudissements n'était prévue par l'UEFA, qui organise la compétition.

Interrogé par Marianne, l'encadrement de l'événement a livré une explication qui laisse songeur. Même si l'instance européenne "condamne fermement toute sorte de violence, y compris les attaques d’Orlando", elle juge en substance que le drame n'était pas suffisamment grave pour bousculer le déroulement de la compétition.

"Irréaliste" pour l'UEFA

"En règle générale, dans les compétitions de l'UEFA, des hommages (minute de silence, brassards noirs) sont rendus aux victimes d’événements tragiques qui sont soit liés au football directement, soit à l'une des équipes participantes ou au pays organisateur", explique un responsable contacté par le magazine. 

L'instance relève tout de même avoir "par le passé également rendu hommage lors de matchs de l'UEFA à la suite d'événements tragiques de grande ampleur ayant conduit à la mort de milliers de personnes, comme des catastrophes naturelles par exemple". Ce qui n'est visiblement pas le cas pour la tuerie d'Orlando.

Il y a malheureusement des événements tragiques qui se déroulent presque quotidiennement partout dans le monde, et il serait tout simplement irréaliste de rendre hommage à toutes les victimes.Porte-parole de l'UEFAà "Marianne"