Euro 2016 : en Allemagne, les islamophobes de Pegida s'attaquent aux emballages Kinder à l'effigie des joueurs

Des emballages de la marque Kinder mettant en scène les joueurs allemands Jérôme Boateng et Ilkay Gündogan, dans un supermarché de Fellbach (Allemagne), le 25 mai 2016.
Des emballages de la marque Kinder mettant en scène les joueurs allemands Jérôme Boateng et Ilkay Gündogan, dans un supermarché de Fellbach (Allemagne), le 25 mai 2016. (MAXPPP)

Les photos de onze internationaux allemands enfants figurent sur les emballages de la marque de chocolat, dont celles de Gündogan et Boateng, pas assez blancs aux yeux de l'extrême droite.

A deux semaines de l'Euro 2016, les marques multiplient les opérations commerciales en lien avec les équipes nationales. En Allemagne, la marque Kinder a eu une initiative plutôt mignonne : apposer la photo de onze joueurs de la Mannschaft quand ils étaient enfants sur certains de ses emballages. Parmi eux, Ilkay Gündogan et Jérôme Boateng, nés en Allemagne de parents respectivement turcs et ghanéens. Une initiative qui a déplu à l'extrême droite locale.

Une antenne du mouvement islamophobe Pegida s'est ému de ces emballages, le 19 mai. "Ils ne s’arrêtent jamais. On peut vraiment les acheter ? Ou c’est une blague ?" fait mine de s'interroger l'organisation d'extrême droite. Le message, publié sur Facebook, a depuis disparu. En France, l'image a été reprise sur les réseaux sociaux par des partisans de la théorie raciste du "grand remplacement".

"Prends ça Pegida"

Kinder, qui a eu vent de l'affaire, a tenu "à prendre [ses] distances avec les messages de xénophobie et de discrimination. Nous n'acceptons et ne tolérons pas ce type de discours dans nos groupes sur Facebook". Une réponse beaucoup plus "aimée" sur Facebook que le message raciste de Pegida.

Des internautes ont crée le hashtag #cutesolidarity, dans lequel ils partagent à leur tour des photos de leur enfance. "Prends ça Pegida. C'est aussi notre pays", lance l'une d'entre-eux.