Des Bleus très laborieux arrachent une victoire 2-1 contre la Roumanie en ouverture de l'Euro

Dimitri Payet dans les bras d\'Olivier Giroud lors du match France-Roumanie, le 10 juin 2016 au Stade de France.
Dimitri Payet dans les bras d'Olivier Giroud lors du match France-Roumanie, le 10 juin 2016 au Stade de France. (AFP)

Mis en difficulté par le pressing des Roumains, maladroits en attaque, les Bleus ont fait la différence en toute fin de match.

Un éclair de génie de Dimitri Payet a sauvé les Bleus : la France s'est imposée 2-1 contre la Roumanie, vendredi 10 juin, en ouverture de l'Euro 2016, grâce à une frappe tardive du milieu de terrain. Mais l'optimisme qui entourait l'équipe de France s'est un peu envolé, tant le match a été dur pour les Français.

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Olivier Giroud avait ouvert le score, à la 58e minute, de la tête sur un centre de Payet, mais les Roumains ont égalisé sur penalty seulement sept minutes plus tard, après une faute grossière de Patrice Evra. Les Bleus devront être plus convaincants contre l'Albanie, mercredi.

Voici les trois choses à retenir de ce match. 

Les Français tétanisés par l'enjeu

"Cette équipe roumaine n'est pas facile à jouer, on le savait", a assuré Didier Deschamps après le match, mais les Bleus ne s'attendaient sans doute pas à passer une soirée si compliquée. En interview d'après match, Dimitri Payet a expliqué ces débuts balbutiants par l'émotion. Une victoire à l'arrachée qui pourrait soit faire douter les Français, soit gonfler leur motivation : "c'est une très bonne chose pour nous lancer dans la compétition", a tranché le sélectionneur.

N'empêche, certaines certitudes des deux dernières années, comme Pogba, fantômatique, ou Evra, inquiétant, n'ont rassuré personne. Ce dernier a concédé un penalty, et les Roumains ont réussi beaucoup plus de passes sur son côté gauche. Sans parler de l'attelage Rami-Koscielny en défense centrale, qui n'a que trop rarement dégagé de la sérénité. Peu inspirés devant, les Français ont éprouvé les pires difficultés à déséquilibrer la solide défense roumaine. Et ont évité le traquenard grâce à un exploit individuel.

Un héros nommé Dimitri Payet

Olivier Giroud et Dimitri Payet lors du match France-Roumanie en ouverture de l\'Euro, le 10 juin 2016 au Stade de France.
Olivier Giroud et Dimitri Payet lors du match France-Roumanie en ouverture de l'Euro, le 10 juin 2016 au Stade de France. (MAXPPP)

Le meneur de jeu de West Ham n’est pas le seul Français a avoir surnagé, Kanté et Griezmann n’ayant pas démérité. Et il n’a pas non plus tout réussi, quelques coup francs n’ayant rien donné. Mais sans sa frappe miraculeuse, la France aurait commencé son Euro sur un match nul : Dimitri Payet a (presque) trouvé la lucarne à la 90e minute, d’une frappe limpide du pied gauche, son "mauvais" pied.

Avant cela, c’était déjà lui qui avait amené le premier but des Bleus, son centre parfait étant repris de la tête par Olivier Giroud. En 90 minutes, les passes de Payet ont créé huit occasions : c’est presque autant que tous les autres joueurs sur le terrain, selon le site Who Scored.

Sans surprise, les supporters présents dans la "fan zone" de Paris ont terminé la soirée en entonnant "Merci Payet". Dire qu’avant le mois de mars, le petit meneur de jeu n’était même pas sélectionné par Didier Deschamps, qui n’était pas satisfait de son attitude. Avec sa prestation, vendredi soir, il a sans doute assuré sa place de titulaire pour le reste du tournoi. Remplacé juste après son but, il a laissé couler ses larmes. La première image marquante de cet Euro.

Les Roumains, des outsiders pour la poule ?

On a peut-être trop vite résumé la poule A à un duel entre la France et la Suisse. Les Roumains, solides et disciplinés en défense et rapides en contre-attaque ont réussi à faire déjouer des Français qui restaient sur des prestations convaincantes contre des équipes autrement plus réputées (Pays-Bas, Russie...). 

Les Roumains ont parfaitement étudié le jeu des Français - l'influence de leur gourou de coach, Anghel Iordanescu ? - et ont confirmé leur statut d'équipe difficile à bouger (deux buts encaissés lors des 10 matchs de qualification). Au regard du match, un match nul aurait été mérité.

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