Equipe de France : l'explosion du foot féminin "passe d'abord par cet Euro et par une médaille"

Candice Prévost, ancienne joueuse professionnelle du Paris Saint-Germain et de l\'équipe de France, présidente de l\'association Little Miss Soccer.
Candice Prévost, ancienne joueuse professionnelle du Paris Saint-Germain et de l'équipe de France, présidente de l'association Little Miss Soccer. (FRANCEINFO)

Alors que l'Euro de football féminin débute mardi, l'ancienne joueuse de l'équipe de France Candice Prévost se félicite de l'intérêt croissant que suscite la discipline et de la "structuration du football féminin se met bien en place".

L'Euro de football féminin commence mardi 18 juillet. Candice Prévost, ancienne joueuse professionnelle du Paris Saint-Germain et de l'équipe de France, présidente de l'association Little Miss Soccer, juge sur franceinfo que "la structuration du football féminin se met bien en place", même s'il y a encore du travail à faire. "Le football est encore considéré comme un sport de garçon" regrette-t-elle.  

franceinfo : Vous avez pris votre retraite sportive il y a environ 5 ans, qu'est-ce qui a changé depuis que vous avez quitté les terrains ?

Candice Prévost : La structuration du football féminin se met bien en place, avec une politique forte menée par la Fédération française de football, avec des clubs qui répondent bien comme l'OL, le PSG, Montpellier. Ça passe aussi par un développement dans le cursus scolaire. Il y a un intérêt fort de la fédération à s'investir dans les écoles. Un enjeu pour les clubs est d'accueillir les jeunes filles avec différentes formules : soit la possibilité de jouer en mixité avec les garçons, soit la possibilité de rentrer dans une section féminine.

Les audiences sont très bonnes. La Coupe du monde 2019 sera organisée en France, est-ce que cela peut servir de coup de projecteur ?

Il y avait 23 millions de téléspectateurs pour la finale de la Coupe du monde en 2015 au Canada. C'est extraordinaire. La Coupe du monde 2019 est un rendez-vous très important pour les Bleues, mais aussi pour tous les dirigeants qui souhaitent faire exploser encore plus la pratique du football féminin. Mais ça passe d'abord par cet Euro... et par une médaille, enfin ! On l'espère !

Le football féminin marche très bien même s'il n'y a pas de véritable star. Il n'y a pas de Zlatan au féminin...

(Rires) C'est différent. On n'est pas dans le star system comme chez les garçons, les enjeux économiques ne sont pas les mêmes. Mais ça se développe de façon très saine. Il faut aussi que ce soit équilibré entre les clubs, pour l'instant il y a beaucoup de différence entre le haut et le bas du tableau. Mais on a quand même des joueuses chez les Bleues qui sont de plus en plus connues, Eugénie Le Sommer, Gaëtane Thiney, Laure Boulleau, Camille Abily, Wendie Renard...

On peut imaginer un jour le football féminin prendre la même place que le football masculin ?

Il y a beaucoup de travail. Le football est encore considéré comme un sport de garçon. Mais on casse ces codes, à travers un jeu qui est intéressant, celui qui est pratiqué par les Bleues, par l'OL, par le PSG. Je crois que les médias s'emparent de plus en plus de ce sujet-là, et nous laissent de plus en plus la parole, et on des arguments.

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