Euro 2016 : pour Jean-Pierre Darroussin, le "trac" du foot est pire que celui du comédien

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Le comédien Jean-Pierre Darroussin, a expliqué jeudi sur France Info, depuis le Vieux-Port de Marseille être "tendu" avant la demi-finale de l'Euro entre les Bleus et l'Allemagne, au stade Vélodrome.

Toute la journée, France Info prend la température de la cité phocéenne avant le choc de ce soir, dernière marche avant une éventuelle finale de l'Euro 2016 au Stade de France. Le comédien qui vit à Marseille sera au cœur du Vélodrome pour vivre au plus près sa passion du football à l'heure de France-Allemagne.

Du "trac collectif"

L'acteur vit des heures d'impatience. "Je suis tendu, et je comprends pas pourquoi on est tendu à ce point-là" , a-t-il expliqué. "Le football, normalement c'est du plaisir, c'est de la joie, c'est de la fête, et même si on perd on tape sur l'épaule du vainqueur en disant 'bravo, la prochaine fois ce sera nous'. Mais au moment où la prochaine fois arrive, on est tendu, parce que cette fois on veut que ce soit pour nous !"

Qu'est-ce qui est le pire, entre le trac du comédien, et le trac avant un match comme celui-ci ? "Le trac avant un match comme celui-ci" , répond sans hésiter Jean-Pierre Darroussin, qui sera au stade vélodrome ce soir. "Car c'est un trac collectif. Ca me rappelle la première finale de Marseille en coupe d'Europe en 1991. La ville, sur le marché le matin, personne ne disait rien, tout le monde était tendu vers le soir, il y avait des drapeaux aux fenêtres."

Jean-Pierre Darroussin assure être toujours étonné de voir comment le football parvient à créer cette "ferveur collective" . "C'est impressionnant et ça m'émeut à chaque fois. On est tendu vers cet événement-là, et je suis évidemment très heureux de pouvoir assister en direct, d'être là dans le stade, de sentir cette vibration que j'ai toujours vécue à travers l'écran de télévision, comme en 1984 lors de cette demi-finale France-Portugal (déjà à Marseille, ndlr)"

Un scénario en direct

Le comédien voit de nombreux points communs entre un match de football de cette intensité et une représentation théâtrale. "Mais là le scénario n'est pas écrit à l'avance et c'est assez rare, au théâtre, de jouer devant 70.000 spectateurs ! Je sais à quel niveau il faut se mettre, comment on s'entraîne à rentrer sur scène pour affronter une salle. Et plus le nombre de spectateurs augmente, plus on doit se mettre dans une forme de passion pour arriver à capter immédiatement les spectateurs, et j'imagine que les footballeurs aussi. "

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