Drame de Furiani : "Il est important que le sport ait une dimension de mémoire", estime Michel Castellani, député de Haute-Corse

Le député Michel Castellani à l\'Assemblée nationale à Paris, le 5 février 2019.
Le député Michel Castellani à l'Assemblée nationale à Paris, le 5 février 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)

Le député était porteur de la proposition de loi, adoptée à l'Assemblée, pour que soit interdit en France les rencontres de football professionnel le 5 mai, en hommage aux victimes de la catastrophe du stade de Furiani.

L'Assemblée nationale a voté à quasi l'unanimité jeudi 13 février l'interdiction de toute rencontre de football professionnel les 5 mai, plus de 27 ans après le drame de Furiani, l'effondrement d'une tribune à Bastia faisait huit morts et plus de 2 000 blessés. "C’est une satisfaction de voir que l’ensemble du groupe de l’Assemblée nationale a repris à son compte cette proposition de loi", salue sur franceinfo Michel Castellani, député de Haute-Corse, porteur de cette proposition de loi.

"Une autre conception du sport"

Pour ce député Libertés et territoires, "derrière cette proposition de loi, il y a une autre conception du sport : c’est la valeur du partage, du respect de l’autre, de l’humanité et de l’humanisme". "Il est important que le sport ait une dimension de mémoire, d'éthique, et renforce le sentiment du vivre-ensemble, du respect de l’autre. La société française en a besoin grandement", ajoute-t-il.

Cette idée de journée d'hommage avait été annoncée après la catastrophe par François Mitterrand, alors président de la République, mais aucune décision n'a ensuite été prise. "Cette parole n’avait jamais été respectée, je pense que ceux qui organisent les épreuves de football en France n’avaient pas du tout envie de voir leur marge de manœuvre réduite", explique Michel Castellani.

On ne demande pas la Lune !Michel Castellani, député de Haute-Corseà franceinfo

Selon Michel Castellani, "on a essayé de réduire le drame de Furiani à un fait divers corse". Mais il tient à rappeler que "c’était une journée de Coupe de France, il y avait beaucoup de journalistes continentaux, c’était retransmis sur les antennes nationales, et il y a beaucoup de gens qui souffrent dans leur chair, d’autres qui sont morts, qui ne sont pas corses". "C’est un drame qui, de par son ampleur, dépasse le cadre géographique de la Corse", précise-t-il.

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