VIDEO. Un jour, un joueur : Ashkan Dejagah, passé de l'Allemagne à l'Iran après avoir refusé de jouer contre Israël

Star et capitaine de l'Iran, Ashkan Dejagah n'était pas programmé pour jouer avec les Perses. De nationalité allemande, il a longtemps porté le maillot de la Mannschaft avant de faire volte-face suite à une énorme polémique.

Ashkan Dejagah voit le jour à Téhéran, grandit à Berlin, et se fait connaître par une énorme polémique aux yeux du monde entier. Il y a plus de dix ans, le milieu offensif de Wolfsburg devient l'un des piliers de la sélection des espoirs allemands, avec autour de lui des garçons comme Mats Hummels ou Mesut Özil. Son destin qui semble alors tout tracé va néanmoins prendre une drôle de tournure.

Une polémique qui l'éloigne de la Mannschaft

Le 13 octobre 2007, alors âgé de 21 ans, Ashkan Dejagah refuse en effet de disputer un match de qualification pour l'Euro 2009 face à Israël. Une position personnelle liée à ses origines et à son environnement familial, explique le milieu. Des membres de sa famille vivent à Téhéran et il craint des représailles. Des arguments face auxquels la présidente du Conseil des juifs d'Allemagne reste sourde. Pour elle, c'est un affront, rien d'autre. L'affaire Dejagah tourne au vinaigre, l'Iranien vient de provoquer l'ire de la communauté juive et s'attire aussi les foudres de nombreux politiques. La polémique pousse ainsi Dejagah à changer de cap et à choisir la sélection perse qui, évidemment, lui tend les bras. Le journal sportif iranien Goal parle même de geste héroïque.

Passé par Fulham et Nottingham, en Angleterre, El-Arabi au Qatar, Wolfsburg de nouveau, Ashkan Dejagah est aujourd'hui le capitaine des Étoiles persanes, surnom de la sélection iranienne. Son aura et sa notoriété lui permettent désormais d'enterrer librement la hache de guerre. En début d'année, Ashkan Dejagah a en effet posé pour une photo à Londres avec l'international israélien Maor Buzaglo. "Dans le football, les règles sont différentes et il y a un langage sans préjugés et sans guerre" avait alors écrit la star du Maccabi Haïfa, sur les réseaux sociaux.

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