Coupe du monde : mais qui est le photographe en sombrero vu lors d'Allemagne-Algérie ?

Le photographe tunisien Hosni Manoubi, lors du match de la Coupe du monde 2006 Tunisie-Espagne, à Stuttgart (Allemagne), le 19 juin 2006.
Le photographe tunisien Hosni Manoubi, lors du match de la Coupe du monde 2006 Tunisie-Espagne, à Stuttgart (Allemagne), le 19 juin 2006. (MARTIN BUREAU / AFP)

Outre Raïs M'Bolhi et Manuel Neuer, c'est lui le héros de la rencontre.

D'habitude, ce qu'on voit des photographes le long d'un terrain de foot, c'est une rangée de téléobjectifs de 50 centimètres qui dépassent des panneaux publicitaires situés derrière le but. Pas lors du match Allemagne-Algérie (2-1 après prolongation), lundi 30 juin, où un photographe en sombrero (mais son pantalon vaut aussi le coup d'œil) a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Le compte Instagram de la Fifa l'a immortalisé. 

Un de ses collègues, Clive Rose, qui travaille chez Getty Images, a été lui aussi frappé par son look. 

Il s'agit d'un célèbre photographe tunisien, Hosni Manoubi, qui ne se sépare jamais de son couvre-chef (pour preuve sa page Facebook). Son père, Béchir Manoubi, avait instauré la tradition. C'était un reporter-photographe sportif très connu en Tunisie… qui aimait lui aussi les sombreros colorés. Comme le raconte Jeune Afrique, Béchir Manoubi s'est rendu à Mexico pour couvrir les Jeux olympiques de 1968 coiffé d'une simple casquette, et en est reparti deux semaines plus tard avec un sombrero. C'est aussi à Mexico qu'est née l'habitude de couvrir ses vêtements de pin's et d'autocollants. Depuis, Manoubi père est resté une véritable vedette, jusqu'à sa mort en 2005.

Son fils Hosni, qui a pris le relais tant du point de vue de la photo (il travaille pour des quotidiens maghrébins) que du point de vue du sombrero, se souvient d'une anecdote, dans Liberté Algérie : "Un président algérien a demandé à mon père de lui dédicacer un sombrero."