Coupe du monde : l'Allemagne élimine l'Algérie et affrontera la France en quarts de finale

Les deux buteurs allemands Mesut Özil et Andre Schürrle se félicitent après la victoire de la Mannschaft contre l\'Algérie, le 30 juin 2014 à Porto Alegre (Brésil).
Les deux buteurs allemands Mesut Özil et Andre Schürrle se félicitent après la victoire de la Mannschaft contre l'Algérie, le 30 juin 2014 à Porto Alegre (Brésil). (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

Les Fennecs et la Mannschaft s'étaient quittés sur le score de 0-0 à la fin du temps réglementaire, et ont dû prolonger l'effort.

La France connaît son adversaire pour les quarts de finale. L'Allemagne a éliminé l'Algérie en huitièmes de finale de la Coupe du monde, lundi 30 juin, à Porto Alegre (Brésil). La Mannschaft s'est imposée 2 à 1, après prolongations, au terme d'un match haletant. L'équipe emmenée par Thomas Müller affrontera les Bleus vendredi 4 juillet. Voici ce qu'il faut retenir de cette rencontre.

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L'Algérie y a cru

Avec une seule défaite lors de leurs 24 derniers matchs, les Allemands abordaient cette rencontre dans le rôle du favori. Mais les Fennecs de Vahid Halilhodzic, qui se sont présentés avec une équipe largement remaniée par rapport à leur dernier match face à la Russie, ont fait bien mieux que bonne figure.

Emmenés par un Islam Slimani toujours dans les bons coups, les Algériens ont donné plus d'une sueur froide aux défenseurs allemands. Le numéro 13 des Fennecs aurait même pu ouvrir le score dès la 17e minute s'il ne s'était pas retrouvé légèrement en position de hors-jeu. Laissant la possession de balle aux joueurs de la Mannschaft (33,3% contre 66,7% pour les Allemands), procédant en contre-attaque, et solides défensivement, les Algériens ont réussi à atteindre la fin du temps réglementaire sans encaisser de but.

Deux gardiens au sommet de leur art

Si les deux équipes se sont quittées à la fin de la deuxième mi-temps sur le score de 0-0, elles le doivent d'abord à leurs portiers respectifs, quasi-irréprochables dans deux styles complètement différents. Le gardien algérien Rais M'Bolhi, dont on peine à croire qu'il évolue dans le championnat bulgare, a réalisé pas moins de dix parades décisives durant le match. Et certaines étaient franchement spectaculaires.

Raïs M\'Bolhi effectue une parade lors du huitième de finale contre l\'Allemagne, le 30 juin 2014, à Porto Alegre (Brésil).
Raïs M'Bolhi effectue une parade lors du huitième de finale contre l'Allemagne, le 30 juin 2014, à Porto Alegre (Brésil). (PATRIK STOLLARZ / AFP)

De son côté, Manuel Neuer a presque toujours anticipé les offensives algériennes. Son équipe jouant très haut, il n'a pas hésité à sortir de sa surface de réparation pour chiper le ballon aux attaquants, d'un tacle ou d'une tête bien sentie. La carte de ses déplacements montre bien qu'il se voyait parfois davantage comme un défenseur central ou un latéral plutôt que comme un simple gardien de but.

Une fin de match explosive

Avec deux gardiens en état de grâce, des Allemands incapables de concrétiser leur domination, et des Algériens solides en défense, la séance des tirs aux buts semblait inévitable. C'était sans compter la montée en puissance des hommes de Joachim Löw, qui ont fini par étouffer les Fennecs lors des prolongations.

Andre Schürrle, qui avait débuté la rencontre sur le banc, a finalement réussi à faire craquer M'Bolhi grâce à une subtile talonnade à la 92e minute. Son coéquipier Mesut Özil, pourtant pas dans un grand soir, a réussi à alourdir la note à la 120e d'une frappe imparable.

On pensait que le score en resterait là. Mais au bout du temps additionnel, Abdelmoumene Djabou réussit à réduire la marque de la tête. De quoi donner une raison supplémentaire aux Algériens d'être fiers de leur parcours dans ce Mondial.

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