Coupe du Monde : que vaut vraiment la Belgique ?

(Eden Hazard, l'atout offensif numéro un des Belges © REUTERS//Francois Lenoir)

Dernier entrant dans cette Coupe du Monde mardi, le groupe H. Avec un alléchant Belgique-Algérie, alors que la Russie sera opposée à la Corée du Sud. Le Brésil, lui, tentera déjà d’accéder aux huitièmes de finale lors de son deuxième match, contre le Mexique.

Belgique-Algérie (Groupe H), 18h à Belo Horizonte

Fin des premiers matchs ce mardi avec le groupe H, qui va d’abord voir s’affronter la Belgique et l’Algérie. Un match à gros enjeu pour les deux équipes : la première fait son retour dans un Mondial 12 ans jour pour jour après sa dernière participation. La deuxième n’a jamais franchi le cap des poules.

L’atout belge : une génération dorée. La Belgique n’avait plus participé à un Mondial depuis 2002, faute de joueurs. Une époque révolue car les Diables Rouges disposent aujourd’hui d’un vestiaire qui ferait baver plus d’une sélection. Lukaku, Courtois, Origi, Fellaini, Kompany, Chadli, Dembélé, De Bruyne… et bien sûr Hazard. Tous ces jeunes joueurs s’épanouissent dans les grands clubs d’Europe et abordent ce Mondial avec beaucoup d’ambition. Tant dans le jeu qu’au tableau des résultats. Attention, cependant, à ne pas céder à la pression qui en fait de réels outsiders dans la course au titre.

L’atout algérien  : coach Vahid. L’expérience algérienne en Coupes du Monde est lourde à porter. Aucun but en 28 ans, jamais une seule qualification pour le deuxième tour. A priori, l’Algérie aura du mal à inquiéter les Belges et à se sortir vivante de ce groupe H. Mais comme toutes les équipes dont l'effectif est un peu faible, la sélection algérienne comptera sur les valeurs de son groupe. Une solidarité et une hargne symbolisée par le sélectionneur, l’ex-coach charismatique du PSG Vahid Halilhodzic.

Belgique-Algérie en playslists musicales, c'est juste en-dessous.

Brésil-Mexique (Groupe A), 21h à Fortaleza

Pour les autres groupes, la course aux huitièmes de finale fait déjà rage. Et parce qu’en Coupe du Monde tout va très vite, une deuxième victoire pourrait quasiment assurer au vainqueur une qualification dans ce groupe A. Surtout si mercredi la Croatie et le Cameroun se neutralisent. De quoi se racheter également pour une Seleçao qui a déçu lors du match d’ouverture, malgré sa nette victoire sur les Croates (3-1).

L’atout brésilien : un  pèlerinage. La rencontre est le "remake" de la deuxième journée de la phase de poule de la Coupe des Confédérations, l’an dernier. Même lieu, même adversaire, pour le Brésil. Avec un instant de grâce à la fin de l’hymne national, lorsque joueurs et public avaient continué à chanter a cappella. Une habitude reprise depuis par la Seleçao, et qui devrait cette fois-ci avoir une résonnance toute particulière alors que le Mondial est brésilien. Gros frissons en perspective. De quoi donner des ailes à la Seleçao.

L’atout mexicain : faible pression. Les Mexicains, en battant le Cameroun lors de leur premier match, ont pris un peu d’avance dans un groupe où la deuxième place était annoncée comme chère. Du coup le Mexique peut jouer libéré face au redoutable adversaire qu’est le Brésil à domicile. Si l’attaquant de Villareal Giovani Dos Santos est en forme, il pourrait même inquiéter un tandem Thiago Silva – David Luiz qui ne s’est pas toujours montré sous son meilleur jour au cœur de la défense brésilienne. Capable de faire un coup, le Mexique ?

Russie – Corée du Sud (Groupe H), minuit à Cuiaba

Si la France prépare l’Euro 2016, la Russie planche de son côté sur le Mondial 2018, qui aura lieu sur ses terres. Les Russes passent enfin au Brésil un test grandeur nature, car ils n’ont participé à aucun Mondial depuis 12 ans, et auront à cœur de bien commencer face à la Corée du Sud.

L’atout russe : Fabio Capello. Le technicien italien a choisi la sélection russe pour mettre un terme à sa carrière. D’ici 2018 et le Mondial en Russie, le sélectionneur a donc décidé de faire les choses comme il faut, et de mettre ses troupes en ordre de bataille. Avec la discipline de fer qui fait sa réputation, Fabio Capello a engrangé 10 matchs sans défaite lors des qualifications pour cette Coupe du Monde brésilienne. Et ce n’est pas l’absence du capitaine, Roman Shirokov (blessé au genou), qui semble pouvoir stopper la marche en avant de cette Russie-là.

L’atout coréen : l’expérience. Mine de rien, les Sud-Coréens en sont à leur huitième phase finale consécutive en Coupe du Monde, même s’ils se contentent souvent des seconds rôles, la demi-finale de 2002 lors du Mondial à domicile mise à part. Mais malgré cette expérience, la sélection coréenne ne se présente pas sous son meilleur jour, avec un passage par les barrages, une défense qui prend beaucoup de buts et une défaite en match amical… face aux Russes (2-1 fin 2013).

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