"Oublier la chaleur" : les Bleues s'entraînent malgré la canicule

Entraînement de l\'équipe de France à Clairefontaine le 30 mai 2019
Entraînement de l'équipe de France à Clairefontaine le 30 mai 2019 (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

La France et les États-Unis préparent le quart de finale qui se déroulera vendredi soir au Parc des Princes. Un entraînement perturbé par la canicule.

Des séances d'entraînement plus tôt le matin ou plus tard le soir, afin d’éviter les très grosses chaleurs de la mi-journée : les Bleues ont réorganisé leurs journées de travail pour s'adapter aux fortes chaleurs qui frappent le pays, en particulier l'Île-de-France. Et préparer leur quart de finale qui les opposera vendredi 28 juin aux États-Unis. A Clairefontaine-en-Yvelines, les températures attendues seront de 35°C à 36°C ces prochains jours. Et il devrait encore faire 33°C vendredi à 20 heures au Parc des Princes, à Paris.

Le staff de l'équipe de France a axé ses efforts sur la récupération, plus que sur des séances intensives. "Il y a très régulièrement des déshydratations, confirme Philippe Joly, l'adjoint de l'entraîneure Corinne Diacre. On a des boissons de récupération qui sont riches en sels minéraux qui vont leur permettre de mieux s'hydrater. Et puis, par rapport aux séances d'entraînement, il faut que le corps s'adapte. Donc on va leur demander de ne pas tout le temps rester à l'intérieur et de pouvoir alterner avec l'extérieur, pour pouvoir vraiment s'adapter à la chaleur."

Des "pauses fraîcheur" prévues par la Fifa

Ce n'est néanmoins pas l'idéal pour préparer un match reconnaît la gardienne des Bleues, Sarah Bouhaddi. "Les filles qui n'ont pas démarré le match contre le Brésil se sont entraînées dès lundi, explique-t-elle. Elles nous ont dit que l'entraînement n'était pas facile... On va essayer de bien se préparer toute cette semaine sur ce point-là. Maintenant, le jour du match, je pense qu'on est quand même capables d'oublier la chaleur pour essayer de donner le maximum."

Depuis 2014, la FIFA a modifié son règlement pour s'adapter aux gros coups de chaud pendant les matchs. Les conditions climatiques sont évaluées deux heures, puis une heure avant le coup d'envoi, pour décider de la pause. Dans ce cas, elles sont sifflées par l'arbitre autour de la 30e et de la 75e minute afin de permettre aux joueuses et joueurs, mais aussi aux arbitres, de se désaltérer et de se réhydrater. Pour Cameroun-Nouvelle-Zélande à Montpellier, le 20 juin, une pause fraîcheur avait ainsi été organisée dans chaque période.

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