Mondial 2019 : la France éliminée en quarts de finale après sa défaite honorable face aux Etats-Unis (1-2)

Amandine Henry se tient les mains lors du match de la France face aux Etats-Unis, le 28 juin 2019, au Parc des Princes, à Paris.
Amandine Henry se tient les mains lors du match de la France face aux Etats-Unis, le 28 juin 2019, au Parc des Princes, à Paris. (FRANCK FIFE / AFP)

Les Bleues sont tombées sur des Américaines solides et efficaces, vendredi 28 juin, à Paris.

L'exploit n'a pas eu lieu. L'équipe de France s'est logiquement inclinée en quarts de finale de la Coupe du monde féminine, vendredi 28 juin, au Parc des Princes, à Paris, face aux Etats-Unis (1-2). Loin d'être ridicules devant les championnes du monde en titre, les Bleues ont réduit la marque à dix minutes du coup de sifflet final mais n'ont pas réussi à égaliser dans la foulée. La belle aventure s'arrête ici, la tête haute.

Le fait du match

Il faisait 30 °C au coup d'envoi mais, en à peine cinq minutes, Megan Rapinoe a refroidi tout le public français. Sur un coup-franc côté gauche, juste à l'extérieur de la surface de réparation, l'attaquante américaine a tiré en force à ras de terre. Le ballon est passé entre une forêt de jambes et Sarah Bouhaddi, complètement masquée, n'a rien pu faire (0-1, 5e). Les Françaises étaient pourtant prévenues : la Team USA a toujours marqué dès le premier quart-d'heure dans ce Mondial.

Le reste du match

Glacées d'entrée par les championnes du monde en titre, les Bleues auraient pu se liquéfier. Que nenni : elles ont su rester dans le match, garder le ballon et se procurer quelques (timides) occasions en première période, sans pour autant destabiliser le bloc américain. "Il faut un petit peu plus d'envie, de patience, de détermination", a lancé Corinne Diacre à la mi-temps.

Message reçu ? A la reprise des débats, ses joueuses ont pris les commandes du match et offert quelques frayeurs aux Etats-Unis, au bord de la rupture. Et puis patatras, Megan Rapinoe a surgi et donné de l'air à son équipe (0-2, 65e). Rideau ? Pas tout à fait. Wendie Renard a sonné la révolte en inscrivant, de la tête, son quatrième but en cinq matchs (1-2, 81e). Poussées par leur public, les Bleues se sont ruées à l'offensive, sans jamais réussir à égaliser.

La Française du match

Sarah Bouhaddi a certes encaissé deux buts mais la gardienne lyonnaise a su sauver son camp à plusieurs reprises, notamment avec un double arrêt au retour des vestiaires. En première période, elle était déjà parfaitement sortie de sa surface pour intervenir devant Megan Rapinoe, bien lancée dans le dos de la défense. Ses six arrêts n'ont malheureusement pas suffi.

La photo du match

Si le premier but de Megan Rapinoe ne restera pas dans les annales, la célébration de la buteuse a marqué les esprits. Les bras écartés, comme une danseuse acclamée par le public, la star de 33 ans s'est figée au coin du terrain, telle une statue de cire. "Mettez-la au Louvre", a écrit un internaute américain. "Rapinoe en train de donner un coup de main pour sa future statue", a légendé une spectatrice du match. Une militante féministe y a vu un pied de nez à Donald Trump, son ennemi juré.

Les mauvaises langues du match

L'histoire était-elle déjà écrite ? Certains internautes ont relevé que ce quart de finale était disputé au Parc des Princes, sur la pelouse du PSG, une équipe masculine incapable de franchir les quarts de finale de la Ligue de champions depuis de nombreuses saisons.

La phrase de fin de match

Qu'est-ce que vous voulez que je reproche à mes joueuses ce soir ?Corinne Diacreà TF1

A l'issue de la rencontre, la sélectionneuse française a salué la prestation honorable de son équipe, qui a surtout manqué d'"efficacité". A l'heure du bilan, remerciant le public pour son soutien, elle a dit espérer que ce Mondial aiderait le foot féminin "à grandir encore un peu".

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