Le président de la Fifa compte sur la Coupe du monde en France pour "que le foot féminin soit consacré une fois pour toute comme un vrai sport"

Gianni Infantino, le président de la FIFA, lors d\'une conférence deux jours avant la finale de la Coupe du monde 2018 en Russie.
Gianni Infantino, le président de la FIFA, lors d'une conférence deux jours avant la finale de la Coupe du monde 2018 en Russie. (JEWEL SAMAD / AFP)

La huitième Coupe du monde féminine aura lieu en france en juin prochain. Le processus de vente des billets a été présenté mercredi, en présence du président de la Fifa, Gianni Infantino. Il est revenu pour franceinfo sur la nécessité pour le football féminin de prendre son envol.

La vente de billets pour la Coupe du monde féminine 2019 en France a commencé officiellement mercredi 19 septembre. Elle est pour le moment réservée aux licenciés et ne concerne que les "packs" pour plusieurs matchs. Le grand public devra attendre le 19 octobre pour se procurer des billets.

Pour Gianni Infantino, le président de la Fifa, le football féminin est devenu "un vrai sport avec des performances athlétiques incroyables" et doit le montrer.

Gianni Infantino : "Tous les ingrédients sont vraiment réunis ici en France pour que ça soit la plus belle Coupe du monde de l'histoire de la Fifa"
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franceinfo : Le slogan de la Coupe du monde féminine en France, c'est "le moment de briller". C'est le moment où le foot féminin doit prendre son envol pour avoir la même popularité du football masculin ?

Gianni Infantino : Absolument, et on compte vraiment beaucoup sur cette Coupe du monde en France pour marquer l'histoire du football féminin. Ça doit être un tournant. Le football féminin a fait d'énormes progrès ces dernières années. Ce n'est plus juste une copie en noir et blanc du football masculin, c'est un vrai sport, avec des performances athlétiques incroyables. Il y a de belles équipes, on ne peut pas savoir qui va être le champion du monde l'année prochaine. Ça peut être une équipe européenne, mais aussi une équipe asiatique ou américaine, donc c'est très ouvert. Tous les ingrédients sont vraiment réunis ici en France pour que ça soit la plus belle Coupe du monde de l'histoire de la Fifa et pour que le football féminin soit consacré une fois pour toute comme un vrai sport.

Après cette Coupe du monde, il doit y avoir plus de clubs, plus de pays et plus de médias qui suivent régulièrement le football féminin ?

C'est ce qu'on attend de cette Coupe du monde. Notre objectif, c'est d'avoir 1,3 million de personnes qui viennent voir les matchs et participer à cette fête. C'est aussi d'avoir un milliard de personnes qui regardent ces matchs à la télé partout dans le monde et finalement, c'est de doubler le nombre de joueuses, filles et femmes, qui pratiquent le football partout dans le monde. C'est un objectif ambitieux et on compte sur les médias pour nous y aider.

La finale de la Ligue des champions féminine en mai dernier s'était jouée dans un stade désuet, avec seulement quelques milliers de spectateurs. Est-ce que l'effort doit aussi passer par là, par les instances et l'organisation ?

C'est important que le football féminin se joue dans de beaux stades et des stades pleins. Ici en France, on compte sur l'appui des villes et des amateurs de football dans le pays mais aussi ceux du monde entier qui vont venir pour voir les matchs. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'une Coupe du monde. C'est le top du top, c'est un événement. Il est toujours beau de pouvoir y participer et je pense que ça va aider au développement [du football féminin]. Il faut que les stades soient pleins, on compte sur la passion des français et sur le beau temps de l'été. Ça va être une belle fête aussi en dehors des stades.

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