VIDEO. Coupe du monde féminine de foot : "Pour le sport féminin, les choses ne seront plus jamais les mêmes", assure Emmanuel Macron

Le chef de l'État accorde un entretien exclusif à Jacques Vendroux, diffusé sur franceinfo, en direct du stade de Lyon, avant la finale de la Coupe du monde féminine de football entre les États-Unis et les Pays-Bas.

"Pour le sport féminin, les choses ne seront plus jamais les mêmes", assure dimanche 7 juillet Emmanuel Macron lors d'un entretien exclusif accordé à Jacques Vendroux, diffusé sur franceinfo, en direct du stade de Lyon, avant la finale de la Coupe du monde féminine de football entre les États-Unis et les Pays-Bas à 17h. "On a des stades à guichets fermés, on a 24 000 supporters et supportrices américains, et des chiffres d'audience cumulés incroyables", se félicite le chef de l'État.

Pour des primes équivalentes entre joueuses et joueurs

Pour les footballeuses françaises, Emmanuel Macron a dit qu'il fallait "aller progressivement" vers une égalité des primes avec leurs homologues masculins. "Quand on regarde les chiffres d'affluence dans les stades et d'audience, on vit une révolution, on est en train de se rapprocher des chiffres du football masculin. Ce qui est vrai, c'est que les retours qui sont faits vers les fédérations nationales de la FIFA ne sont pas du tout les mêmes, c'est à peu près dix fois mois. C'est un vrai sujet", a estimé le président de la République. "Regardez le tennis, les primes des joueuses à Roland Garros sont quasiment les mêmes entre les hommes et les femmes. Je pense que dans le football aussi, il faut progressivement converger", a ajouté Emmanuel Macron. "Les fédérations nationales doivent avoir une politique qui converge davantage, d'aider aussi davantage à la viabilité des clubs de football professionnel féminin", selon Emmanuel Macron.

Favorable à l'arrêt des matchs en cas de chants et  cris racistes ou homophobes

Interrogé sur le racisme et l'homophobie dans les stades de football, le président se dit "totalement favorable" à l’arrêt des matchs. 

Il n'y a aucun sport dont l'ADN, les racines, l'esprit, c'est le discours de haine.

Emmanuel Macron

à franceinfo

" Il n'est pas dit qu'être supporter, c'est proférer des cris de haine contre l'ennemi, siffler l'hymne du pays en face. Il faut une mobilisation de tout le monde", a appelé Emmanuel Macron. "Je souhaite que partout dans le sport, on forge nos athlètes avec cet amour de la patrie qui n'est pas la haine de l'autre, mais le respect de l'adversaire. Ce sont les valeurs du sport".

"C'est la responsabilité des clubs et avec eux de leurs supporters de rentrer dans l'art d'être supporter. On se bat partout dans la société contre l'homophobie et le racisme. Et on l'accepterait dans le sport ?", a questionné le président.

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