Des incidents à Marseille, Paris et Lyon après la qualification de l'Algérie pour la finale de la CAN

Des supporters algériens célèbrent la qualification de leur équipe, le 14 juillet 2019, à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Des supporters algériens célèbrent la qualification de leur équipe, le 14 juillet 2019, à Marseille (Bouches-du-Rhône). (BORIS HORVAT / AFP)

L'explosion de joie des fans de l'équipe d'Algérie a progressivement laissé place dans la nuit à des tensions et des dégradations dans plusieurs grandes villes de France.

Des milliers de supporters de l'équipe de football d'Algérie ont explosé de joie un peu partout en France après la qualification pour la finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de leurs favoris, dimanche 15 juillet au soir. Une première pour les "Fennecs" depuis 1990. Les scènes de liesse ont ensuite laissé place dans la nuit à des tensions et des incidents à Marseille, Paris et Lyon.

Sur la Canebière, à Marseille, où les fans algériens ont suivi le match sur des télévisions sorties par les bars du quartier sur les trottoirs, le deuxième but algérien a déclenché une euphorie. Pétards et fumigènes ont accompagné les milliers de personnes souhaitant se rendre vers le Vieux-Port, où le feu d'artifice du 14-Juillet venait à peine de s'achever. Comme prévu, les forces de l'ordre leur ont alors interdit l'accès au Vieux-Port. Plusieurs personnes ont été interpellées après avoir allumé des feux et jeté des projectiles.

Les échauffourées se sont poursuivies aux premières heures de la journée, lundi. Des dizaines de jeunes en scooters ou en motos improvisaient encore des concours de wheeling (roue arrière), des rodéos ou faisaient brûler la gomme de leurs pneus sur le haut de la Canebière. D'autres ont entrepris de démolir méthodiquement des abribus. Plusieurs feux de poubelles ont été traités par les marins-pompiers de Marseille et les forces de l'ordre ont été bombardés de projectiles, bouteilles et pierres notamment, à proximité du bâtiment du conseil régional.

Vélos et trottinettes cassés, poubelles incendiées

Sur les Champs-Elysées, à Paris, les automobilistes ont fait, là aussi, d'abord hurler leurs klaxons. Vers une heure du matin, la fête battait son plein, les milliers de supporters côtoyant des touristes, venus pour assister au feu d'artifice du 14-Juillet. Ensuite, la situation s'est quelque peu tendue. A plusieurs reprises, les forces de l'ordre, mobilisées en nombre pour parer d'éventuels incidents, ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Les policiers ont aussi été la cible de quelques jets de pétards et de projectiles. Peu après 2 heures, les Champs-Elysées se sont peu à peu vidés. L'avenue était alors tapissée de vélos et trottinettes cassés, et de quelques poubelles incendiées. Plusieurs personnes ont été interpellées, notamment pour refus d'obtempérer, mise en danger de la vie d' autrui ou jets de projectiles.

A Lyon, les scènes de joie des supporters de l'équipe d'Algérie ont fait place à des heurts entre jeunes et forces de l'ordre et de nombreux véhicules ont été incendiés, selon la préfecture et les pompiers. Ces derniers avaient recensé peu avant 2 heures des dizaines de véhicules brûlés à Lyon-centre, ainsi que dans les villes voisines de Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Bron ou Villeurbanne.

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