Première défaite du PSG en Ligue 1 cette saison, face à Guingamp (1-0)

Le défenseur de Guingamp Benjamin Angoua et le l\'attaquant Zlatan Ibrahimovic, le 14 décembre 2014, dans le stade du Roudourou.
Le défenseur de Guingamp Benjamin Angoua et le l'attaquant Zlatan Ibrahimovic, le 14 décembre 2014, dans le stade du Roudourou. (FRED TANNEAU / AFP)

Après le revers européen à Barcelona, cela fait deux défaites en une semaine pour les Parisiens. 

C'est la première fois qu'ils perdent en Ligue 1, cette saison. Le PSG a été battu par Guingamp (1-0) au stade du Roudourou. Dans une enceinte en fusion, les Guingampais, héroïques, ont tenu tête vaillamment face à l'armada parisienne, dimanche 14 décembre. C'est le principal évènement d'une 18e journée de Ligue 1, disputée les 12, 13, et 14 décembre, qu'on vous résume en deux phrases pour chaque club.

1- Marseille 38 points (battu à Monaco 0-1). Faut-il s'inquiéter pour un OM passé à côté de son match alors qu'il était supposé être beaucoup plus frais que son adversaire ? Et faut-il s'inquiéter de son incapacité à battre les équipes du haut du classement ?

2- PSG 37 (battu à Guingamp 0-1)"On n'est pas inquiets", lâche Blaise Matuidi sur beIN Sports. Pourtant, la prestation de l'archifavori au titre de champion de France a laissé ses supporters pantois. 

 

3- Lyon 36 (vainqueur de Caen 3-0). La deuxième attaque du championnat a dynamité la défense du dernier, qui avait pourtant tenté de bétonner. "On a montré qu'il ne suffit pas de se mettre à 5 derrière pour contrecarrer l'Olympique Lyonnais", se félicite Hubert Fournier, le coach lyonnais, dont les joueurs ont même manqué un penalty.

4- Saint-Etienne 33 (tenu en échec à Nice 0-0 au terme d'un match d'un ennui mortel). Mine de rien, les Verts sont 4es en ayant inscrit 19 buts en 18 matchs.

5- Bordeaux 31 (battu à Nantes 2-1). Willy Sagnol, le coach girondin, est très en colère. Contre son équipe, d'abord : "on a tout simplement arrêté de jouer en deuxième mi-temps." 
Contre la chance, ensuite : "on est jamais mis en difficulté et on prend quand même deux buts."
Contre ses joueurs, après une bagarre sur le banc bordelais : "ça n'est pas réglé".

6- Monaco 29 (vainqueur d'un triste OM 1-0). Remake du match gagné par les Monégasques mardi contre le Zénit Saint Petersbourg : zéro spectacle en première période, quelques contre-attaques bien menées, et une solidité défensive à toute épreuve. 

7- Rennes 28 (encore battu à Bastia 0-2). On a renoncé à comprendre la saison des Rennais, capables de tenir en échec le PSG, de battre l'OM et de se faire laminer à domicile par Montpellier. Et on n'est pas les seuls.

8- Nantes 27 (vainqueur de Bordeaux 2-1). Michel Der Zakarian, l'entraîneur des Canaris, reconnaît avoir eu de la chance (Nantes a marqué sur son premier tir cadré, puis gagne sur un but du gardien bordelais contre son camp) : "de la réussite, on en a eu un petit peu, mais on s'est battu pour l'avoir". Cela faisait 12 ans que Nantes attendait une victoire face à Bordeaux à domicile.

9- Montpellier 25 (tenu en échec par Lens 3-3). "Je n'arrive pas à analyser ce qui s'est passé", balance Rolland Courbis en conférence de presse. Et encore, il n'évoque pas en conférence de presse l'affaire du bonnet de Noël : ce carton jaune infligé à son milieu de terrain Mounier, qui s'était coiffé d'un bonnet de Père Noël pour fêter son but.

10- Reims 25 (vainqueur d'Evian in extremis 3-2). Jean-Luc Vasseur, le coach rémois, ne cache pas le côté miraculeux de la victoire, acquise à l'arraché face à un adversaire réduit à 10 : "Mon équipe est encore fragile psychologiquement. La manière n'y était pas mais ces trois points sont précieux. On y a cru jusqu'au bout."

11- Nice 22 (grapille un point contre Saint-Etienne 0-0). "Saint-Etienne n'a pas la meilleure défense du championnat pour rien", reconnaît le coach niçois Claude Puel.

12- Lille, 21 (vainqueur de Toulouse 3-0). Lille, c'était 11 buts en 17 matchs. Et trois d'un coup contre Toulouse. Vous avez dit "faille spatio-temporelle" ? 

13- Guingamp 21 (vainqueur de Paris 1-0). Il y a dix jours, Guingamp n'avait que 12 points, était dernier du classement. Trois victoires, dont une contre le PSG et un exploit européen face au PAOK Salonique, les Bretons sont devenus les chouchous du championnat.

14- Lorient 20 (vainqueur de Metz 3-1). "J'avais senti les prémisses [du redressement] dans certaines de nos défaites", lâche Sylvain Ripoll, le coach des Merlus, qui sont sur une série de trois victoires en cinq matchs.

15- Toulouse 20 (laminé à Lille 0-3). En même temps, les Toulousains ont réussi l'exploit de perdre un joueur sur carton rouge dès la 39e seconde, un record depuis huit ans.

16- Evian 19 (battu à Reims 2-3). Le coup de gueule de la soirée, signé Cédric Barbosa, milieu de l'ETG, sur beIN Sports : "Il y en a marre, il faut dire les choses à un moment ! Cet arbitre, il nous vole à Toulouse et il nous vole à nouveau ce soir ! Évidemment, c'est plus facile pour les autres équipes de gagner des matches ! Voilà ce que j'ai à dire !" Le complexe de persécution est répandu en Savoie : l'entraîneur Pascal Dupraz en est aussi victime...

17- Metz 19 (sèchement battu à Lorient 1-3). Attention, Messins ! Le FCM glisse de la 5e place à la 8e journée à la 15e aujourd'hui. Plus inquiétant, les Lorrains ont concédé cinq défaites sur leurs six derniers matchs.

18- Bastia 17 (vainqueur de Rennes 2-0). "L'essentiel, c'est de prendre les trois points, avec ou sans la manière", affirme Ghislain Printant, le coach intérimaire des Corses, qui ne fait pas la fine bouche après un succès laborieux acquis en supériorité numérique pendant une heure. Ce coach intérimaire n'a pas à rougir de son bilan, avec deux victoires en six matchs.

19- Lens 16 (arrache un nul incroyable à Montpellier 3-3). "C'est la victoire de l'abnégation, une équipe qui ne lâche jamais, affirme Antoine Kombouaré, l'entraîneur des Sang et or. Il y a de la fierté. J'ai beaucoup aimé le caractère de mes joueurs ce soir, même si on ne prend qu'un point."

20- Caen 14 (écrasé à Lyon 0-3). On n'a pas reconnu la combattive équipe de Caen à Gerland. "Nous n'avons pas proposé un match d'une équipe qui joue sa survie, reconnaît l'entraîneur normand Patrice Garande. J'avais fixé un total de 17 points aux joueurs à la trêve. Nous pouvons toujours l'atteindre mais pour cela il faudra battre Bastia, le 20 décembre." Un vrai match à six points. 

Vous êtes à nouveau en ligne