Traces de corticoïdes au Racing 92 : le ministre des Sports assure que s'il y a eu "triche", la fédération "prendra ses responsabilités"

Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.
Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, a réagi vendredi sur franceinfo à la découverte de traces de corticoïdes dans les urines de trois joueurs majeurs du Racing 92. Pour lui, "on a un cas typique qui montre que la loi doit s'adapter, parfois, aux pratiques", avant d'appeler à la prudence.

Des traces de corticoïdes ont été retrouvées dans les urines de trois joueurs majeurs du Racing 92, Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff, lors de la finale du Top 14 de rugby remportée par le club francilien face à Toulon, révèle vendredi 7 octobre le quotidien L'Equipe. Invité de franecinfo, vendredi, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, a réagi.

Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports : "Il y a des autorisations d'usage à des fins thérapeutiques"
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"Si, très concrètement, la fédération estime qu'il y a eu triche, elle prendra ses responsabilités", a assuré Patrick Kanner. "Il y a des autorisations d'usage à des fins thérapeutiques. Ces autorisations sont demandées à l'Agence française de lutte contre le dopage, placée sous l'autorité du gouvernement, et qui vérifie si l'état de santé justifie ou non que l'on puisse donner des médicaments", a expliqué Patrick Kanner.

"Manifestement, il n'y a pas eu de demande préalable, mais on peut régulariser a posteriori. C'est peut-être une faille de la loi française. On a un cas typique qui montre que la loi doit s'adapter, parfois, aux pratiques", a ajouté le ministre."On est au début de la procédure, soyons prudents, n'attaquons pas ou n'accusons pas sans élément probants."

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