Rugby : des traces de corticoïdes retrouvées chez trois stars du Racing 92

Dan Carter et Joe Rokocoko lors d\'un échauffement, le 18 décembre 2015, à Northampton (Royaume-Uni).
Dan Carter et Joe Rokocoko lors d'un échauffement, le 18 décembre 2015, à Northampton (Royaume-Uni). (BEN STANSALL / AFP)

Le site de "L'Equipe" évoque un contrôle positif chez les Néo-Zélandais Dan Carter et Joe Rokocoko, ainsi que chez l'Argentin Juan Imhoff. 

Scandale en vue dans le championnat français. Des traces de corticoïdes ont été retrouvées dans les urines de trois joueurs majeurs du Racing 92, Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff, lors de la finale du dernier Top 14 de rugby, selon un article du site de L'Equipe publié jeudi 6 octobre.

Le contrôle surprise réalisé sur tous les joueurs de la finale, le 24 juin, à Barcelone, par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), a permis de détecter des traces de ces produits, qui sont interdits en compétition sans autorisation, sauf cas particuliers. Selon L'Equipe, les trois joueurs ne disposaient pas des autorisations qui auraient pu justifier la présence de ces substances interdites.

Pas forcément de sanction en vue

Avertie par l'AFLD, la Fédération française de rugby dispose de quarante jours à compter de la notification pour mener son enquête et décider si l'emploi de ces produits était justifié médicalement. Dans le cas inverse, une procédure disciplinaire devrait être ouverte. Selon L'Equipe, une sanction envers les joueurs ou le club n'est pour autant pas assurée, et pourrait dépendre du dosage du produit et de son mode d'administration.

Dans certains cas, un recours aux corticoïdes sans autorisation d'usage à des fins thérapeutiques (AUT) est possible s'il est déclaré pendant le contrôle. Mais les joueurs contrôlés positifs, qui devront se justifier devant la commission médicale de la fédération, pourront aussi, selon le journal sportif, "se reposer sur un aspect surprenant de la loi française, qui permet aux clubs et aux sportifs mis en cause de se défendre rétroactivement, donc sans avoir obtenu d'AUT".

Les experts mandatés par la FFR devront donc déterminer si le Racing a voulu rétablir la santé de ses joueurs, auquel cas l'autorisation sera délivrée a posteriori, ou améliorer leurs performances, ce qui le fera basculer dans l'illégalité. "Dans le cas d'usage de certains corticoïdes, par exemple, la différence de dosage peut faire passer le joueur du statut de convalescent à celui de tricheur présumé", explique L'Equipe.

Trois titulaires du Racing

Les Néo-Zélandais Dan Carter et Joe Rokocoko et l'Argentin Juan Imhoff ont été déterminants dans la victoire héroïque du Racing lors de cette finale (29-21), jouée en infériorité numérique pendant plus d'une heure. Ce succès avait signé le retour au sommet de la formation des Hauts-de-Seine.

Lors de la saison écoulée, Dan Carter, meilleur joueur du monde en 2005, 2012 et 2015, avait notamment été blessé plusieurs semaines au mollet droit. Il avait disputé la finale de Coupe d'Europe perdue par le Racing face aux Saracens (9-21) en étant très diminué.

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