"La seule chose qui restera, c'est ce drame", témoigne Christian Prudhomme, après la mort de Michael Goolaerts sur le Paris-Roubaix 2018

Christian Prudhomme, le patron de la course cycliste Paris-Roubaix, le 2 juillet 2011.
Christian Prudhomme, le patron de la course cycliste Paris-Roubaix, le 2 juillet 2011. (MAXPPP)

Le patron du Paris-Roubaix évoque lundi sur franceinfo une "nouvelle terrible" après la mort du coureur belge Michael Goolaerts, dimanche.

La course cycliste du Paris-Roubaix est endeuillée par la mort de Michael Goolaerts. Le coureur belge de 23 ans a été retrouvé étendu à côté de son vélo dans le deuxième secteur pavé de la course, dimanche 8 avril, en arrêt cardio-respiratoire. Sa mort a été annoncée par son équipe dimanche soir peu après 23h30. "C'est une nouvelle terrible parce qu'on a su tout de suite que son état était critique", explique lundi sur franceinfo Christian Prudhomme, le patron du Tour de France et de Paris-Roubaix. "On a toujours l'espoir que ça puisse s'arranger, mais l'espoir était extrêmement mince."

"Je pourrais vous dire que la course a été belle, qu'il y a un vainqueur formidable, qu'il y avait énormément de monde au bord des routes, un pic d'audience à la télévision, mais naturellement la seule chose qui restera, c’est ce drame", a expliqué Christian Prudhomme.

"Rêve transformé en odieux cauchemar"

Le patron du Paris-Roubaix se souvient de Nick Nuyens, le manager de Michael Goolaerts, venant le voir en janvier. "L'équipe de Michael Goolaerts est celle du triple champion du monde de cyclo-cross Wout Van Aert, c'est une équipe que nous avons invitée." Le manager était "venu plaider la cause de son équipe en disant que Wout Van Aert ne rêvait que de Paris-Roubaix et qu'autour de lui, il y avait des jeunes coureurs rêvant de la course, se préparant avec passion. Et ce rêve s'est transformé en un odieux cauchemar", souligne Christian Prudhomme.

Les circonstances de l'accident ne sont pas encore connues pour le moment. Une enquête a été ouverte par le parquet de Cambrai, rapporte France Bleu Nord. Une autopsie va être pratiquée pour déterminer les causes de la mort.

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