Le Tour de France 2015 s'annonce très montagneux

(Un Tour qui s'annonce pour les grimpeurs © Fabrice Rigobert)

Les organisateurs du Tour de France qui s'élancera le 4 juillet prochain d'Utrecht aux Pays-Bas vont lever le voile en fin de matinée ce mercredi sur le parcours de la 102e édition. Voici les premiers éléments du parcours, notre reporter a assisté à des repérages.

Le parcours du Tour de France 2015 doit être officiellement présenté ce mercredi par les organisateurs, même si il a déjà fuité sur Twitter mardi. Cette édition, qui s'élancera le 4 juillet 2015 d'Utrecht aux Pays-Bas, va être présentée devant près de 4.000 personnes au Palais des congrès à Paris. 

On connaît déjà les contours de cette 102e édition. Un contre-la-montre de 13.7 km à Utrecht le premier jour et une deuxième étape vers le delta de la Zélande le lendemain. Puis un premier acte des Pays-Bas jusqu'à la Bretagne 30 ans après la dernière victoire de Bernard Hinault, en passant par Anvers, Huy, puis Cambrai, Arras, Amiens, Le Havre, Fougère, Rennes, Mûr-de-Bretagne et Vannes / Plumelec en contre-la-montre.

Un tracé inhabituel, large place aux grimpeurs

Puis une seconde partie est tracée des Pyrénées aux Alpes avec trois arrivées au sommet : La Pierre Saint-Martin, Cauterets et le Plateau de Beille suite à la première journée de repos à Pau. Puis trois autres arrivées en altitude dans le massif alpin à Pra-Loup - 40 ans après le succès de Bernard Thévenet - la Toussuire et l'Alpe d'Huez.

Le tour, sur le papier, est loin de ressembler à une boucle avec ces deux lignes parallèles très éloignées d'Est en Ouest au Nord, et d'Ouest en Est au Sud. Un tracé inhabituel, qui permettra toutefois d'offrir des débats musclés avec des étapes pour puncheurs dans la première semaine et une large place faite aux grimpeurs avec sept arrivées au sommet en 11 étapes dans les deux dernières semaines si l'on inclut Rodez / Mende qui s'achèvera en haut de la montée de la Croix neuve avant de poursuivre vers Valence et Gap.

(Les lacets de Montvernier © FR)

"On quittera rarement la montagne dans les deux dernières semaines"

Entre la part réduite réservée aux chronos et les nombreuses arrivées au sommet, les purs rouleurs ne seront pas à la fête. Thierry Gouvenou, directeur de la course, confirme qu' "au niveau de la montagne ce sera assez varié, avec des étapes longues, des arrivées au sommet avec cols longs, des arrivées au sommet avec des cols courts, on aura aussi des étapes avec des successions de cols ".

"C'est vrai qu'une fois qu'on aura passé les 10 premiers jours on aura un tour de grimpeurs parce qu'on quittera rarement la montagne dans les deux dernières semaines. En ce moment, c'est un peu la tendance qui se vérifie, on a envie de réduire le temps passé sur les contre la montres, pour que les écarts se fassent plus en montagne ", ajoute le directeur de la course. Tout cela mérite bien sûr d'être confirmé et officialisé lors de la présentation.

Des surprises... Des paysages...

(Christian Prudhomme pointe du doigts les lacets de Montvernier © FR)

Trouver chaque année 21 étapes, sur une distance de plus de 3.500 kilomètres en essayant de visiter régulièrement toutes les régions françaises tout en préservant l'intérêt sportif, s'apparente à un défi. C'est un travail de longue haleine qui s'étale sur un an et demi. Cela peut aller jusqu'à quatre ans pour certaines étapes confie Christian Prudhomme, le patron du Tour de France qui discute beaucoup avec les élus, les membres de clubs de cyclotourisme, pour trouver de nouvelles difficultés inédites.

Cette année par exemple, juste au-dessus de Saint Jean de Maurienne, les coureurs emprunteront pour la première fois les "lacets de Montvernier". "Ce sont 18 épingles à cheveux, empilées, les unes au dessus des autres, la route a été construite entre 1928 et 1934, ça fait un peu plus de 3 km, c'est incroyable à voir et à regarder" explique enthousiaste le patron du Tour.

"Donc ce sera dans le final de l'étape qui se termine à Saint Jean de Maurienne, vous savez, quand on trace un parcours du Tour de France, il y a l'aspect sportif, qui est évidemment essentiel, et puis il y a aussi l'aspect esthétique, et là je  me délecte de me dire que l'hélicoptère va être juste à côté de nous, à flan de montagne et que les télespectateurs du monde entier vont découvrir cette route, les beautés de la Maurienne, les beautés de la France ", ajoute Christian Prudhomme.

4.500 personnes à déplacer chaque jour

Chaque année 250 villes ou communauté de communes sont candidates pour 30 à 35 places. Le prix catalogue est de 65.000 euros hors taxe pour un départ 110.000 pour une arrivée. Le parcours de l'édition 2016 sera bouclé en juin prochain avec les premières reconnaissances techniques souvent réalisées incognito. Les hébergements seront ensuite réservés en août, trois mois avant la présentation officielle.

Les envies esthétiques et sportives des organisateurs sont souvent freinées par la taille de la course qui déplace quotidiennement 4.500 personnes. Les hébergements s'étalent sur un rayon d'une quarantaine de km chaque jour et il faut 7 hectares pour placer les 130 camions de la zone technique "Arrivée".

(Christian Prudhomme et Thierry Gouvenou en pleine reconnaissance en voiture © FR)
 

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