VIDÉO. Après la vie de sportif de haut niveau, "on a besoin d'accompagnement", plaide la judokate Emilie Andéol

franceinfo

La judokate Emilie Andéol, championne olympique en 2016, se confie sur franceinfo sur sa difficulté de rebondir après avoir décroché la médaille d'or dans la catégorie des plus de 78 kilos à Rio.

Après la vie de sportif de haut niveau, "on a besoin d'accompagnement", plaide mardi 10 décembre sur franceinfo la judokate Emilie Andéol, championne olympique en 2016. Après un an et demi au chômage, elle a raconté, la semaine dernière au journal Le Parisien, sa difficulté de rebondir, après avoir pourtant décroché la médaille d'or dans la catégorie des plus de 78 kilos à Rio.

Une chute de "dix étages"

Sur franceinfo, elle évoque cette "chute de 10 étages" et ce "besoin de le dire ouvertement, parce qu'on a tendance les sportifs à ne pas montrer nos faiblesses". Après avoir osé parler de ses galères, elle a eu "énormément de sollicitations" et elle a fini par signer lundi un contrat de chef de projet au sein de la Fondation Ippon Technologies, pour lutter contre les fractures numériques en Afrique.

C'est une aventure et je souhaite être utile et redonner les valeurs du sport que j'ai eues pendant toute ma carrière, entraide et prospérité mutuelle.

Emilie Andéol

à franceinfo

"L'après-carrière, c'est une solitude qui s'installe", témoigne Emilie Andéol. Tout au long de sa carrière sportive, elle a été "chouchoutée pour être performante et aller chercher la médaille, le Graal", mais "on est tellement chouchouté que quand tout s'arrête, c'est la mort lente de l'athlète".

Elle estime qu'elle est loin d'être la seule dans ce cas-là et prône une meilleure information des "organismes qui aident" les sportifs quand ils prennent leur retraite. "C'est quand même malheureux que je dise haut et fort cela pour que tout bouge pour moi, alors qu'on est je ne sais pas combien dans ce cas-là".

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