"Bourré de qualités", "drôle" et "cycliste raté" : qui est Émilien Jacquelin, le champion du monde de poursuite en biathlon

Le Français Emilien Jacquelin avec sa médaille d\'or sur le podium après avoir remporté l\'épreuve de poursuite aux Championnat du monde d\'Antholz-Anterselva en Italie, le 16 février 2020.
Le Français Emilien Jacquelin avec sa médaille d'or sur le podium après avoir remporté l'épreuve de poursuite aux Championnat du monde d'Antholz-Anterselva en Italie, le 16 février 2020. (MARCO BERTORELLO / AFP)

Le biathlète isérois a apporté dimanche la première médaille d'or aux Bleus aux Championnats du monde d'Antholz-Anterselva en Italie.

Il a enthousiasmé les supporteurs français et stupéfait ses coéquipiers. À 24 ans, Emilien Jacquelin n'était jamais monté sur la plus haute marche du podium. C'est désormais chose faite, sous le regard admiratif du biathlète français Simon Desthieux : "C'est un Emilien avec du panache, comme toujours. Il est capable de sortir des enjambées incroyables et peut être un très bon finisseur quand il en a envie. Il est bourré de qualités, il est en train d'éclore."

Emilien Jacquelin a offert à l’équipe de France sa première médaille d’or aux Mondiaux de biathlon à Antholz-Anterselva en Italie. Il est devenu champion du monde de poursuite dimanche 16 février. Après avoir réalisé un sans-faute au tir (20/20) il s’est offert un magnifique duel face à Johannes Boe. Le Français a finalement coiffé le Norvégien sur une accélération au sprint à quelques mètres de la ligne d’arrivée.

Abandon du vélo

Un ski puissant, audacieux et une personnalité attachante. Pour l'ancienne championne olympique Marie Dorin-Habert, il a tout pour devenir la nouvelle coqueluche du biathlon français : "Il a toujours la banane. Il est toujours content. Il est hyper spontané et hyper instinctif. Il est super sympa à côtoyer parce qu'en fait, il est tout le temps drôle, tout le temps amical. Il n'hésite pas à venir voir les gens. Il n'a peur de rien."

Et pourtant, Jacquelin est venu au biathlon presque par défaut. L'Isérois a chaussé les skis pour la première fois pour faire comme ses frères. Son truc à lui, c'est le vélo, un sport qu'il a dû abandonner adolescent à cause d'une mononucléose. "Ce jour-là, je me suis dit d'accord : le vélo ne veut pas de moi, donc je continuerai dans le ski. Je ne suis pas un biathlète raté, mais un cycliste raté ça, c'est sûr", sourit-il.

Qui est Émilien Jacquelin, le champion du monde de poursuite en Biathlon - Le repoartage d'Amaia Cazenave
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