Adieux aux Spurs, retraite de Boris Diaw : Tony Parker se sent comme "le dernier des Mohicans"

Radio France/Olivier Laurent

Tony Parker se confie samedi à franceinfo sur cette rentrée particulière, entre pages qui se tournent et nouveaux projets.

Entre nostalgie et nouveaux challenges, la rentrée du plus connu des basketteurs français, Tony Parker, a une saveur particulière. De passage à Paris pour un événement avec son sponsor, il a confié à franceinfo se sentir un peu comme "le dernier des Mohicans" de sa génération dorée pour le basket français.

Quitter les Spurs, "pas une décision facile"

Tony Parker a passé 17 années avec les Spurs de San Antonio. Il part cette année pour rejoindre les Charlotte Hornets, toujours en NBA. "Je suis excité", dit-il, "même si à la base je voulais rester à San Antonio. J’ai décidé de partir, de tourner la page pour un nouveau challenge. À mon âge c’est génial d’être aussi motivé, mais ce n’était pas une décision facile puisqu’à la base je voulais faire toute ma carrière avec les Spurs".

Je suis conscient que c’est un business et que c’est déjà très rare de rester 17 ans avec le même club.

Tony Parker

à franceinfo

S'il retrouve à Charlotte son ami Nicolas Batum, "l’une des grandes raisons de ma venue", Tony Parker y rejoint aussi Michael Jordan, "mon idole qui est mon nouveau boss. J’ai l’impression de boucler la boucle."

La nostalgie, camarade

Mais Boris Diaw, lui, prend sa retraite. Une page se tourne dans le basket français.  "J’étais très nostalgique parce que Boris et moi avons grandi ensemble, on avait plein de rêves, on a tout gagné ensemble. Je me dis que je suis le dernier des Mohicans, je suis le prochain !", affirme le joueur aux 181 sélections en équipe de France, mais en ajoutant que "pour l’instant, j’ai signé pour deux ans, autant prendre du plaisir et apprécier chaque moment."

La Tony Parker academy, son nouveau "bébé"

S'il ne se voit pas pour l'instant sélectionneur des Bleus, Tony Parker est attiré par la direction de structure, et c'est ce qu'il fait à l'ASVEL, le club de Villeurbanne qu'il a racheté en 2014 et où il veut "changer des choses". Comment ? "Se structurer, déjà. Faire évoluer le club vers la modernité et repousser les limites."

On est en France, on ne peut pas tout faire à l’américaine, mais il y a quand même des choses à prendre dans leur organisation.

Tony Parker

à franceinfo

Et à Lyon, la phase de candidatures commence pour intégrer la Tony Parker academy, "école internationale de basket". "On travaille toujours sur le contenu de la formation. C’est un moyen de transmettre et ça va devenir mon bébé. Ce qui rend le projet unique c’est de mêler sport et emploi, parce qu’on sait très bien que 95% des jeunes qui viennent de notre centre de formation ne vont pas devenir basketteurs professionnels. À nous de créer un environnement pour les suivre, et leur permettre de trouver un travail même s’ils ne deviennent pas pros."

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