Rallye Dakar : en privé, les derniers réglages des voitures avant le grand départ du 6 janvier

Sur un circuit privé de PSA, à la Ferté-Vidame, en Normandie, les deux voitures 3008 DKR Maxi numéro 306 de Sébastien Loeb et 303 de l’Espagnol Carlos Sainz sont examinées par les ingénieurs et les mécaniciens.
Sur un circuit privé de PSA, à la Ferté-Vidame, en Normandie, les deux voitures 3008 DKR Maxi numéro 306 de Sébastien Loeb et 303 de l’Espagnol Carlos Sainz sont examinées par les ingénieurs et les mécaniciens. (GUILLAUME BATTIN / RADIOFRANCE)

La 40e édition du rallye Dakar partira le 6 janvier de Lima au Pérou pour 14 jours de course. Mais avant de partir, Cyril Desprès, Carlos Sainz, Sébastien Loeb ont rodé leurs bolides sur un circuit privé du groupe PSA à la Ferté-Vidame en Normandie.

À quelques jours du départ du quarantième rallye Dakar, le 6 janvier, les pilotes procèdent aux derniers essais et ultimes vérifications. À la Ferté-Vidame, en Normandie, plusieurs équipages sont venus tester encore une fois leur voiture avant de les embarquer dans un avion-cargo à destination de la capitale péruvienne.

Derniers réglages des voitures avant le départ du rallye Dakar
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Dans un domaine de l'Eure-et-Loire de 800 hectares, camouflé par la forêt et aussi contrôlé qu’un terrain militaire, deux monstres de 340 chevaux et 2m40 de hauteur font leurs premiers tours de roues. Dans deux semaines, le Français Stéphane Peterhansel remettra son titre en jeu dans la catégorie des autos. Il roulera au volant d’une Peugeot 3008 bi-turbo Diesel de 340 chevaux aux côtés de Cyril Desprès, Carlos Sainz et Sébastien Loeb.

Des voitures à peine sorties de l'usine

Les deux 3008 DKR Maxi numéro 306 de Sébastien Loeb et 303 de l’Espagnol Carlos Sainz sont ainsi examinées une dernière fois par les ingénieurs et les mécaniciens. "On regarde s'il n’y a pas de choses desserrées, des fils déconnectés. On regarde un peu tout. C’est une belle grosse voiture", explique Anthony, un des mécaniciens, couché sous la voiture, une lampe de poche au bout des doigts

Après deux premiers tours de circuit sous la pluie, Sébastien Loeb encore assis dans son siège baquet, échange avec son ingénieur Christian Détombes. "Ce ne sont pas vraiment des réglages, c’est juste de la vérification, de la mise au point pour être prêt au départ du Dakar, vu que ce sont des voitures neuves qui viennent d’être construites, confie le pilote alsacien, neuf fois champion du monde. La prochaine fois qu’on va monter dedans, ce sera au départ".

Prêts pour le départ à Lima

Ces quelques heures de travail sont aussi l’occasion de se retrouver pour l’équipage Sébastien Loeb - Daniel Eléna qui ne s’était pas parlé "depuis le dimanche après-midi du rallye du Var" en novembre dernier, rappelle le copilote espagnol : "On est arrivé et on s’est vu comme si on s’était quitté il y a cinq minutes. Cela fait 20 ans qu’on est ensemble, on se connait par cœur. Cette complicité est énorme et sert pendant la course quand il y a des situations difficiles". Le copilote se dit désormais "impatient de pouvoir y aller" mais se réjouit aussi de "pouvoir faire enfin le 31 décembre à la maison".

À côté de l’équipage franco-monégasque, il y a également l’équipage espagnol, un peu en difficulté dans l’exercice de changement de roue. "C’est très lourd, entre 50 et 52 kilos", admet le pilote espagnol qui se veut tout de même rassurant : "On est prêt".

Une fois contrôlées, les voitures vont traverser l’Atlantique en avion-cargo pour rejoindre Lima. Sur place, elles seront gardées jour et nuit avant le départ le samedi 6 janvier.