"C'est hors du temps" : un photographe de presse raconte son Dakar 2018 depuis l'hélicoptère

Le photographe Franck Fife, le 18 janvier 2018, sur le Rallye Dakar.
Le photographe Franck Fife, le 18 janvier 2018, sur le Rallye Dakar. (GUILLAUME BATTIN / RADIO FRANCE)

La 13e étape du Dakar se termine vendredi en Argentine. Franck Fife la couvre depuis son hélicoptère. Le photographe de l'AFP ne se lasse pas des paysages cette année. Portrait.

Le Dakar 2018 touche à sa fin. La 13e et avant-dernière étape, vendredi 19 janvier, emmène les pilotes sur 929 km entre San Juan et Córdoba, dans l'ouest argentin. La veille, dans la catégorie auto, le Qatari Nasser Al-Attiyah a remporté l'étape entre Fiambalá et San Juan. 

Depuis le départ donné à Lima (Pérou) le 6 janvier et jusqu'à la dernière étape, prévue samedi à Córdoba, en passant par la Cordillère des Andes, les concurrents auront traversé des paysages magnifiques et variés. Autant de panoramas qui ravissent les cameramen et photographes couvrant le célèbre rallye-raid, à l'image de Franck Fife à bord de l'hélico.

Depuis l'hélicoptère, Franck Fife photographie le Dakar 2018 : un portrait signé Guillaume Battin
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Cela fait 24 ans que Franck Fife travaille pour l'Agence France presse (AFP) et c'est son sixième Dakar. Il ne s'en lasse pas. Porte ouverte, les pieds dans le vide, mais bien attaché, le photographe cherche la meilleure photo depuis l'hélicoptère. "C'est magnifique, on passe des dunes à des rios, raconte-t-il, le sourire aux lèvres. Ce sont des moments incroyables, des paysages assez magiques. La dernière étape qu'on vient de faire, effectivement, c'est complètement lunaire !"

Un petit morceau de dune, de la poussière et des traînées derrière les voitures... C'est hors du temps.Franck Fife, photographe pour l'AFPà franceinfo

Sur la côte Pacifique du Pérou, en janvier 2018, lors du Dakar.
Sur la côte Pacifique du Pérou, en janvier 2018, lors du Dakar. (FRANCK FIFE)
Chaque année, Franck Fife attend "avec impatience" le départ pour le Dakar. "C'est le pied absolu, il n'y a pas mieux pour commencer l'année, assure-t-il. Quand ça commence, on est dedans, on est pris par les paysages, on est pris par ces moments-là qui sont assez incroyables à vivre."

S'il reconnaît qu'à bord de "Québec" – le petit nom de l'hélico – il lui arrive d'avoir des moments de frayeur, il faut faire "confiance à 100% au pilote", dit-il. "On peut le diriger, mais c'est lui qui maîtrise l'appareil, donc la limite, c'est lui", rappelle le photographe. Depuis le début du Dakar, depuis 13 jours, il a pris 2 000 photos dont 1 000 sont à vendre dans le monde entier via le site de l'AFP. 

C'est superbe, donc j'en profite, j'emmagasine un maximum !Franck Fife, photographe pour l'AFPà franceinfo

Le Français Sébastien Loeb (droite) derrière sa Peugeot ensablée dans les dunes péruviennes le 10 janvier Son co-pilote, le Monégasque Daniel Eléna (gauche), s\'est blessé.
Le Français Sébastien Loeb (droite) derrière sa Peugeot ensablée dans les dunes péruviennes le 10 janvier Son co-pilote, le Monégasque Daniel Eléna (gauche), s'est blessé. (FRANCK FIFE)

Pour l'instant, ses plus beaux clichés, les plus belles images qu'il retient du Dakar 2018, ce sont les paysages de sables au Pérou et l'abandon de Sébastien Loeb, ensablé dans un trou. Il faut dire qu'il a particulièrement aimé le parcours cette année : "Tous les jours, c'est magnifique. Aujourd'hui, c'étaient des rios pleins d'eau et on termine la journée dans un milieu un peu désertique."

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