Michael Schumacher placé en phase de réveil

Le pilote allemand Michael Schumacher, le 25 novembre 2012, à Sao Paulo (Brésil).
Le pilote allemand Michael Schumacher, le 25 novembre 2012, à Sao Paulo (Brésil). (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

Le pilote allemand est dans le coma depuis le 29 décembre au CHU de Grenoble, après un accident de ski en Savoie.

Le champion de Formule 1 Michael Schumacher, plongé dans le coma depuis le 29 décembre à la suite d'un grave accident de ski en Savoie, a été placé en phase de réveil par les médecins du CHU de Grenoble (Isère), annonce, jeudi 30 janvier, sa porte-parole. "Les sédatifs administrés à Michael sont depuis peu diminués afin d'entamer un processus de réveil, qui pourra durer longtemps", explique Sabine Kehm.

"Initialement, il était clairement convenu entre toutes les parties intéressées de ne communiquer cette information médicale que lorsque ce processus serait consolidé, cela afin de protéger la famille. Nous ne donnerons aucun renseignement sur les étapes intermédiaires", ajoute-t-elle. Mercredi, le quotidien sportif L'Equipe avait révélé que les médecins avaient décidé de placer le septuple champion du monde de F1 en phase de réveil progressif.

Lésions crâniennes "diffuses et sérieuses"

Après son accident, Michael Schumacher, 45 ans, souffrait de lésions crâniennes "diffuses et sérieuses". Sa tête a heurté un rocher alors qu'il skiait hors piste sur le domaine de Méribel, en Savoie. Le casque qu'il portait s'était brisé sous le choc. Il est plongé dans un coma artificiel depuis quatre semaines. Selon Jean-Luc Truelle, un spécialiste de traumatologie crânienne interrogé par L'Equipe, quand on "arrive à ce délai, on tente le réveil. Pour voir ce qu'il se passe. Voir si [la personne] se réveille, ou si elle reste dans le coma 'spontané'".

Après cette phase de réveil, s'ensuit un état de confusion et de léthargie qui peut durer beaucoup plus longtemps que le coma lui-même, précise Jean-Luc Truelle. Quant aux capacités de récupération neurologiques, elles sont impossibles à pronostiquer avec certitude. Selon Gérard Audibert, responsable de l'unité de réanimation neurochirurgicale du CHU de Nancy (Meurthe-et-Moselle), on peut être fixé sur le handicap définitif consécutif à un traumatisme crânien environ deux ans après l'accident.