Cette saison, les Formule 1 "seront plus agressives, plus spectaculaires", annonce Jean Todt, président de la FIA

Jean Todt, président de la fédération internationale de l\'Automobile, le dimanche 15 janvier, dans l\'émission Stade Bleu. 
Jean Todt, président de la fédération internationale de l'Automobile, le dimanche 15 janvier, dans l'émission Stade Bleu.  (CAPTURE D'ÉCRAN)

Le président de la fédération internationale de l'Automobile (FIA), Jean Todt, était présent dimanche dans l'émission Stade Bleu. L'ancien patron de l'écurie Ferrari a  notamment évoqué la prochaine saison de Formule 1.

Invité dimanche 15 janvier de Stade Bleu sur France Bleu, Jean Todt, le président de la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA), est notamment revenu sur la nouvelle saison de Formule 1 qui démarre le 26 mars à Melbourne en Australie. "Avec le nouveau règlement, les voitures seront plus performantes, plus spectaculaires, plus agressives, ce qui devrait donner, je l’espère, plus de dynamisme au championnat de Formule 1" a expliqué Jean Todt.

franceinfo : Comment voyez-vous cette nouvelle saison de Formule 1 ?

Jean Todt : Le premier Grand Prix sera à Melbourne en Australie, le 26 mars, avec un nouveau règlement. Les voitures seront plus performantes, plus spectaculaires, plus agressives.Les nouvelles règles vont donner, je l'espère, plus de dynamisme au championnat de Formule 1. 

Le détonateur des courses automobiles est le karting. Prend-il encore plus d'importance ?

Beaucoup de pilotes ont commencé par le karting. Il y a également la Formule 4, la Formule 3, la Formule 2 qui va revenir et ensuite ceux qui peuvent avoir accès à la Formule 1. Le karting, c'est l'école. On commence par là et les meilleurs à l'échelle mondiale ont accès à la Formule 1. Mais il y a d'autres discipline comme la Formule E. Des véhicules électriques avec une vision pour l'avenir. Il y a aussi les championnats du monde de voitures d'endurance et de tourisme. Il y a différents moyens de s'exprimer mais le pinacle reste la Formule 1.

Pourquoi Nico Rosberg a-t-il mis fin à sa carrière

Il en avait assez de souffrir. Ca devenait douloureux pour lui d'avoir cette pression sur les épaules. En tant que patron d'équipe, j'ai connu cette douleur morale et intellectuelle. Il s'arrête car il est beau, jeune, riche et il a été champion du monde. C'est une décision personnelle. Il considère que les objectifs qu'il s'était fixé sont atteints. Il n'a plus envie d'être soumis à cette pression énorme. Je comprends et je respecte qu'après cette saison difficile il n'ait plus envie de repartir à zéro. 

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter aux élections pour devenir le président de la FIA ?

Le fait de décider ne suffit pas. Ce sont les membres de la FIA qui élisent le président. C'était le moyen de donner quelque chose en retour à un sport que j'adore. Ca me permet de faire évoluer la compétition automobile.

Après dix ans d'absence, la France va retrouver un Grand Prix avec le Castellet dans le Var en 2018. Etes-vous satisfait ?

La France avait perdu un patrimoine sportif important. Je dois féliciter les acteurs de ce retour. Notamment Christian Estrosi (président LR de la région PACA NDLR )et son équipe, et le président de la fédération française de sports automobiles, Nicolas Deschaux. La France retrouve un Grand Prix au sein du calendrier. 

Quel est votre avis sur les pilotes français de Formule 1 ? 

Déjà, il est très gratifiant que la France ait la possibilité d'avoir un Grand Prix. Un constructeur français, avec Renault en tant que motoriste et équipe. Il y aura cette année au moins deux pilotes français avec Romain Grosjean et Esteban Ocon. La France va être bien représentée. 

Pensez-vous qu'on pourrait avoir plus de pilotes français en F1 ?

Il y a des périodes où la France avait cinq pilotes et d'autres aucun. Elle a le potentiel pour en avoir d'autres. Il y a plein de jeunes talentueux. Je pense à Charles Leclerc et Pierre Gasly. D'autres peuvent avoir leur chance rapidement en Formule 1. 

Que faut-il améliorer pour la fin de votre mandat ? 

Le plus gros problème aujourd'hui, pas seulement de la Formule 1, ce sont les coûts de la compétition automobile. C'est cher. Il faut s'atteler à une limitation, à un contrôle. Pour moi, la compétition doit être un laboratoire pour la voiture de série. Notamment dans le domaine de la sécurité. Des progrès exceptionnels ont été faits en matière d'économie de l'énergie. Aujourd'hui, avec la nouvelle réglementation moteur, une voiture de Formule 1 consomme 35% de carburant en moins. On doit mieux communiquer là-dessus.

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