Oscar Pistorius : une liberté très surveillée

Oscar Pistorius lors d\'une audience au tribunal de Pretoria (Afrique du Sud), le 20 février 2013.
Oscar Pistorius lors d'une audience au tribunal de Pretoria (Afrique du Sud), le 20 février 2013. (SIPHIWE SIBEKO / REUTERS)

L'athlète sud-africain, accusé du meurtre de sa petite amie et libéré sous caution vendredi, doit faire face aux déclarations de la famille de la victime et à la curiosité de la presse.

Libéré sous caution vendredi 22 février, Oscar Pistorius ne peut prétendre au répit. Accusé du meurtre de sa petite amie, il doit faire face aux déclarations des la famille de Reeva Steenkamp et à l'effervescence médiatique qui entoure l'affaire en Afrique du Sud.

L'athlète handisport est accusé d'avoir tiré quatre balles de 9 mm sur sa petite amie dans sa maison de Pretoria aux premières heures du 14 février. Oscar Pistorius, qui s'est entouré d'une équipe d'avocats et de communicants, plaide l'accident. Il affirme avoir pris Reeva pour un cambrioleur caché dans les toilettes. Le parquet pense au contraire qu'il y a eu préméditation, évoquant notamment une violente dispute entre les deux amants juste avant le drame.

Le père de la victime : Pistorius "va souffrir" de ses actes

Barry Steenkamp, le père de Reeva Steenkamp, a exprimé dans une interview au quotidien en afrikaans Beeld la douleur de sa famille. "Nous sommes confiants", a-t-il déclaré, disant d'Oscar Pistorius :  "Sa richesse et la qualité de son équipe juridique n'ont pas d'importance. Il aura du mal à vivre en paix avec sa conscience s'il laisse son équipe juridique mentir pour lui."

"Il n'y a que deux personnes qui savent réellement ce qui s'est passé, Oscar Pistorius et le Seigneur", a-t-il dit. "S'il dit la vérité, je lui pardonnerai un jour. (...) Si ça ne s'est pas passé comme il le décrit, il devrait souffrir."

La famille Pistorius a envoyé des fleurs et une carte aux Steenkamp, mais cette démarche a été accueillie avec amertume par la mère de la victime. "Ça veut dire quoi? Rien", a regretté June Steenkamp.

Un week-end en famille coupé des médias, ou presque

Le champion handisport a de son côté tenté de passer un week-end au calme dans sa famille. "Je voudrais qu'Oscar puisse se ressaisir, et avoir un jour normal. Nous allons essayer de tout éteindre et de n'avoir aucun contact avec aucun média, et nous allons juste prendre un jour de récupération", a déclaré samedi Arnold Pistorius, oncle d'Oscar Pistorius et porte-parole de la famille de l'athlète.

Un message envoyé sur Twitter a cependant semblé rompre ce calme : posté samedi sur le compte de Carl Pistorius, frère de l'athlète, il disait "Merci à chaque personne qui prie pour les deux familles, Osca." Mais il a été aussitôt retiré, la famille démentant l'envoi et évoquant un piratage.

Un retour à l'entraînement déjà envisagé

Oscar Pistorius, qui n'a pas le droit d'aller chez lui, aurait élu provisoirement domicile chez son oncle, dans un quartier cossu de Pretoria, selon la presse sud-africaine. Son coach Ampie Louw avait déclaré vendredi qu'il pensait que Pistorius pourrait reprendre les entraînement dès lundi.

Il aura à nouveau rendez-vous avec la justice le 4 juin pour une audience au cours de laquelle devrait être fixée la date de son procès pour meurtre. Les conditions de sa libération sous caution interdisent cependant à l'athlète de quitter l'Afrique du Sud, ce qui l'empêche de s'aligner dans des compétitions à l'étranger.

Vous êtes à nouveau en ligne