VIDEO. "Pour moi, c'était trop" : aux Mondiaux d'athlétisme de Doha, la chaleur écrase les athlètes

Lors des championnats du monde, qui se déroulent au Qatar, les athlètes ont subi un climat particulièrement hostile.

Plus de 32 °C lors du marathon femmes, 75% d'humidité... Les premières épreuves en extérieur des Mondiaux d'athlétisme, qui se tiennent jusqu'au 6 octobre à Doha, au Qatar, ont été douloureuses pour les sportifs. Avant même l'épreuve du 50 km marche, dont il est recordman, le Français Yohann Diniz s'insurgeait contre l'organisation. "On nous prend pour des cons !", estimait-il. "Je suis énervé. Dans le stade, on aura des conditions normales mais le hors-stade, le marathon et la marche, n'a pas été considéré. Là, on est pris pour des cobayes. Ça me fait chier et je regrette d'être là. On va commencer et finir dans des conditions dantesques."

Des abandons en nombre

Deux jours plus tard, le champion du monde de 2017 a été contraint d'abandonner, dès l'épreuve du 16 kilomètres. "Je savais qu'il allait y avoir des conditions extrêmes. Mais là, pour moi, c'était trop", a-t-il déclaré après l'épreuve, remportée par le Japonais Yusuke Suzuki, en 4 heures, 4 minutes et 20 secondes. Soit à plus d'une demi-heure du record du monde du Français (3h32'33"). Même chose chez les dames : la victoire est revenue à la Chinoise Rui Liang (4h23'26"), bien loin cette fois encore du chrono de référence de la Russe Klavdiya Afanasyeva (3h57:08).

Au total, quatorze abandons ont été enregistrés parmi les 46 partants chez les hommes. La veille, le marathon féminin avait déjà tourné au jeu de massacre et 28 abandons sur 68 partantes avaient été déclarés. Selon les autorités organisatrices, des dispositions particulières auraient dû éviter ces difficultés : outre la programmation de nuit, les points d'eau ont été multipliés, des volontaires de la Croix-Rouge ont été postés tous les 200 mètres et il a été proposé aux coureurs d'ingérer une gélule permettant aux médecins de surveiller en temps réel la température corporelle et de les arrêter en cas d'alerte.

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