L’Assemblée vote pour le statut des sportifs de haut niveau

(40% des sportifs de haut niveau vivent en dessous du seuil de pauvreté © Maxppp)

La proposition de loi sur le statut des sportifs de haut niveau pourrait être votée à l’unanimité ce lundi à l’Assemblée nationale. Elle permettrait de mieux protéger les athlètes contre la précarité.

Ce n’est pas parce qu’on gagne des médailles qu’on est riche. Et ce lundi, les députés français vont voter une proposition de loi qui sort des clichés des sportifs richissimes. Il s’agit d’un texte sur le statut des sportifs de haut niveau qui les encadre mieux et qui permet de les protéger contre la précarité et les accidents.

Car en France, selon le rapport du juriste Jean-Pierre Karaquillo, 5.000 des 6.000 sportifs de haut niveau ne sont pas salariés, et ne sont donc pas couverts en cas d’accident sportif. La loi propose de faire de ces accidents, des "accident du travail/maladie professionnelle ". Elle impose également aux fédérations de souscrire une assurance individuelle accident pour ses sportifs inscrits sur la liste du haut niveau. Actuellement, les sportifs se débrouillent comme ils peuvent. Ils font des demandent de CMU ou s’inscrivent à la fac pour être couverts.

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Seuil de pauvreté

"J'ai vu certains sportifs qui n'arrivent pas à payer leurs factures à la fin du mois. C'est compliqué d'être performant dans ces conditions ", confie Astrid Guyart, escrimeuse de l'équipe de France et ingénieur aéronautique. La loi demande également aux fédérations de gérer les athlètes une fois que leur carrière est terminée. Elles devront assurer leur suivi socio-professionnel. Le ministère en charge des sports a également lancé un programme de mise en relation des sportifs avec des entreprises.

D'après un chiffre repris dans plusieurs rapports officiels du ministère des Sports, 40% d'entre eux vivent avec moins de 500 euros par mois quand le seuil de pauvreté tourne autour de 980 euros mensuels actuellement.

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