Violences sexuelles : l'ONU tergiverse

France 3

Plusieurs pays voulaient mieux protéger les victimes, sauf que le texte a été vidé de sa substance, sous la pression de la Russie, la Chine et les États-Unis, au grand dam des autres pays.

La résolution est votée, mais elle est édulcorée. Le texte devait faire l'unanimité, mais il a tourné au débat pour ou contre l'avortement. Mardi 23 avril, les Nations unies discutent de la protection des femmes victimes de viols dans les conflits. Les Américains semblaient concernés et favorables. Oui, mais voilà, un paragraphe du texte dérange. La résolution veut offrir aux femmes violées une gamme complète de santé, notamment sexuelle et procréative. En d'autres termes : un accès à l'avortement.

Un échec cuisant

Pas question pour Donald Trump et son administration, qui menacent de mettre leur veto si ce paragraphe n'est pas retiré. L'assemblée va alors céder devant la menace de veto de Washington et retirer le paragraphe. La France proteste et se dit "consternée". L'ONU signe donc un échec cuisant pour le droit des femmes.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne