Violences conjugales : les femmes victimes sont-elles mal accueillies ?

Mercredi 28 août, le corps d'une mère de 30 ans a été retrouvé à Maillet dans la Vienne. Son ex-compagnon a été interpellé. Ce serait le 99e féminicide de l'année. Certains auraient pu être évités si les victimes avaient été mieux écoutées lorsqu'elles déposaient plainte.

Comment sont accueillies les victimes de violences conjugales par les forces de l'ordre ? Leur prise en charge est-elle suffisante pour éviter le pire ? Les équipes de France 2 ont pu exceptionnellement assister à un dépôt de plainte par une femme enceinte, qui vient pour la 2e fois. Elle évoque des coups à plusieurs reprises et des menaces de la part de son conjoint. Avec appréhension, elle se présente devant un officier. A la suite de sa première plainte, l'homme a été gardé à vue et a écopé d'un rappel à la loi.

Un manque de formation dénoncé par les associations

L'entretien se poursuit, les questions deviennent plus intimes. Le policier lui propose ensuite l'aide d'une assistante sociale. La jeune femme est rassurée. L'entretien est selon elle bien différent de la première fois où elle est venue porter plainte. "Je me suis sentie moins jugée que la première fois où je suis venue. Je me suis sentie plus coupable que victime [la première fois]", explique-t-elle. Ressenti de la plaignante ou manque de professionnalisme des policiers ? Les associations dénoncent de leur côté un manque de formation et l'absence d'unités spécialisées dans ces affaires.

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