Violences conjugales : "J’ai vécu la violence au quotidien", témoigne une femme

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France 2 a recueilli le témoignage d'une femme victime de violence pendant trois ans de la part de son conjoint.

Pour Pauline Hamon, marcher dans les rues d'Angers (Maine-et-Loire) sans se retourner est une victoire, même si elle évite toujours certains quartiers. Son ex-compagnon est un homme violent. Pendant trois ans, elle a subi, les insultes, les coups et les humiliations quotidiennes. Même après leur rupture, sortir seule était impensable. "Je restais cloîtrée chez moi. Je ne sortais plus du tout, j'étais constamment enfermée sur moi-même. Là maintenant je me suis reconstruite", témoigne-t-elle. Pour arriver à cela, elle a fui Angers pendant huit ans avant d'y revenir cet été. Elle est partie pour tenter d'oublier ses années de souffrance.

"Je me suis dit, ça y est, c'est la fin"

"Ça a commencé par les mots, comme quoi j'étais nulle, j'étais bonne à rien, je servais à rien, j'étais pas une femme formidable", raconte-t-elle. Après la violence des mots viennent les coups. Et lorsqu'elle trouve la force de partir, "il m'a séquestré, frappé pendant au moins une heure. Il a pris un chargeur de téléphone, il m'a ouvert le crâne avec. Il m'a étranglé, j'ai vu une lame de couteau (...) Je me suis dit, ça y est, c'est la fin". Pauline Hamon survit, mais se retrouve isolée. Effrayée, elle ne porte pas plainte et se réfugie chez sa soeur. Les jumelles sont aujourd'hui complices, mais à l'époque, elles ne se voyaient quasiment pas, à cause de l'emprise de son ex-conjoint sur Pauline. Pour Ghada Hatem, gynécologue spécialisée dans les victimes de violences conjugales, la seule solution face à l'emprise est le soutien et la bienveillance de l'entourage. En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint.

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