Violences conjugales : "Il a pris le fusil et mis le canon sur ma poitrine"

Une femme victime de violences conjugales - illustration.
Une femme victime de violences conjugales - illustration. (ESDOURRUBAILH / MAXPPP)

Alors que s'ouvre le Grenelle des violences conjugales mardi 3 septembre, une auditrice de France Bleu Périgord témoigne.

Alors que le gouvernement lance ce mardi un Grenelle des violences conjugales, Pierrette, une habitante de Castelnaud en Périgord noir, a livré un témoignage glaçant sur France Bleu Périgord : "A chaque fois que j'ai voulu partir, il a pris le fusil, il a mis les cartouches dedans, le canon sur la poitrine et le doigt sur la gâchette et il m'a dit 'si tu t'en vas, où que tu sois, je te trouverai et je te tuerai'". Mariée de force à 18 ans, elle a expliqué avoir "été menacée par mon mari pendant 50 ans", ajoutant que "la police n'a rien fait".

"Il était soutenu", a-t-elle assuré en direct sur l'antenne de France Bleu Périgord. "Un jour, mon fils aîné avait dit 'puisque vous ne vous entendez pas, le mieux c'est de vous séparer' et je lui ai dit 'tu as raison' et quand [mon mari] a entendu cela, il est allé chercher un revolver et j'ai juste eu le temps de fermer la porte, autrement il me tirait dessus", a ajouté l'auditrice.

310 faits de violence dans le département

310 faits de violences intra-familiales sur des femmes ont été enregistrés au premier semestre dans le Périgord. Les associations périgourdines réclament ainsi des moyens supplémentaires pour accueillir au mieux ces femmes victimes de violences. Le service d'accompagnement des familles en difficulté (SAFED) qui accueille 400 femmes par an à Périgueux aurait besoin de 30 000 à 40 000 euros supplémentaires chaque année pour pérenniser son service.

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