Violences conjugales : 90% des victimes satisfaites de l'accueil par les forces de l'ordre, selon un audit du ministère de l'Intérieur

Une affichage de sensibilisation sur les violences faites aux femmes, à Paris, le 11 février 2020. 
Une affichage de sensibilisation sur les violences faites aux femmes, à Paris, le 11 février 2020.  (GARO / PHANIE / AFP)

Cet audit, réalisé entre septembre et décembre 2019 dans quarante sites de la police nationale et 411 unités de gendarmerie, se poursuit en 2020, a précisé le ministère.

Plus de 90% des victimes de violences conjugales ont jugé "globalement satisfaisant" leur accueil dans les commissariats et les gendarmeries, selon les premiers résultats d'un audit dévoilés jeudi 13 février par le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Issu des mesures recommandées par le Grenelle contre les violences conjugales, cet audit, réalisé entre septembre et décembre 2019 dans quarante sites de la police nationale et 411 unités de gendarmerie, se poursuit en 2020, a précisé le ministère.

Près de 90% des victimes disent n'avoir pas eu de difficultés pour faire enregistrer leur plainte et 76% ont estimé satisfaisants les délais d'attente de leur prise en charge, selon cette étude des inspections générales de la police (IGPN) et de la gendarmerie nationale (IGGN) menée auprès de 635 victimes. 

Un manque d'informations au cours de l'enquête 

En revanche, 60% des victimes reçues par la police et 38% par la gendarmerie ont déploré un manque d'information au cours de l'enquête, et une victime sur cinq dit n'avoir pas été orientée vers les associations d'aide.

Moins de 2% des victimes ont fait état d'une discrimination ou d'un préjugé ressenti de la part du policier ou du gendarme en raison de son origine ethnique ou sociale, de son appartenance religieuse ou de son orientation sexuelle. Enfin, le niveau de confidentialité des locaux, important pour faciliter la libération de la parole des victimes, est "améliorable", selon 15% d'entre elles.

"Je ne sais pas comment cette enquête a été faite, mais a priori ça ne me semble pas très sérieux. Ça me semble extravagant, ou alors on fréquente des victimes qui n’ont pas de bol", réagi sur franceinfo, Marie Cervetti, directrice de l’association Une femme un toit, qui gère un centre d’hébergement pour les victimes de violences sexistes et sexuelles à Paris.

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