VIDEOS. Violences conjugales : Il ne faut "pas attendre la condamnation" pour faire porter un bracelet électronique aux hommes violents, estime Eva Darlan

FRANCEINFO

La comédienne, présidente du comité de soutien de Jacqueline Sauvage, était l'invitée de franceinfo mardi pour l'ouverture du Grenelle contre les violences conjugales. 

Alors que le Grenelle des violences conjugales s'ouvre mardi 3 septembre à Matignon et jusqu'à la fin novembre, la comédienne Eva Darlan, présidente du comité de soutien de Jacqueline Sauvage, et la juriste Sophie Soubiran, membre de la Fondation des Femmes, ont listé mardi sur franceinfo quelques mesures à mettre en place pour lutter contre les féminicides et les violences faites aux femmes.

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Elles proposent notamment le port du bracelet électronique dès le dépôt d'une plainte, la création de 2 000 places d'hébergement pour les femmes victimes de violences conjugales ou encore des soins pour les conjoints violents.

Eva Darlan appelle à "ne pas attendre la condamnation" pour prendre des mesures immédiates : "Dès qu'une plainte est déposée, il faut protéger les femmes immédiatement en excluant le conjoint du domicile et en lui mettant tout de suite un bracelet électronique", estime la comédienne.

Une fois que la plainte est déposée, en général, on dit à la femme de rentrer chez elle, sauf que si elle rentre chez elle, elle se fait massacrer, donc il faut immédiatement extraire cet homme et le soigner tout de suite

Eva Darlan

à franceinfo

Prévoir des soins pour les hommes violents 

"Il faut également pouvoir s'occuper des hommes violents", a alerté Eva Darlan. "Ces hommes-là, s'ils n'ont pas de soins, ils vont recommencer, ils vont se nourrir de cette injustice d'avoir été punis", explique la comédienne qui plaide pour les placer dans des centres "entourer d'éducateurs, de psychologues, pour ensuite pouvoir les réinsérer."

 "La volonté politique n’est pas présente sur ce problème gravissime"

La comédienne considère que "la volonté politique n’est pas présente sur ce problème gravissime de la protection de la moitié de la population". Elle affirme avoir fourni, ainsi que la Fondation des femmes, des chiffres et des dossiers réalisés par le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes. "Tout existe, alors pourquoi faire un Grenelle ? Il suffit de faire appliquer les lois existantes, poursuit-elle, et de se conformer à ce que demandent les associations."

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