Val-d'Oise : un nouveau dispositif expérimenté pour les affaires de violences conjugales

France 2

Un médecin pourra signaler les violences conjugales lorsqu'il y a un danger immédiat. C'est une des mesures de la proposition de loi examinée mardi 28 janvier par les députés. Le tribunal de Pontoise (Val-d'Oise) expérimente depuis un an tout un arsenal pour éviter que la situation ne dégénère.

Si elle pousse la porte du palais de justice de Pontoise (Val-d'Oise), une femme victime de violences conjugales ne sera pas traitée comme dans les autres tribunaux. Pas question de mélanger ces dossiers à tous les autres. 500 affaires de violences conjugales y sont traitées chaque année, et tous les vendredis, une audience leur est entièrement consacrée. Exceptionnellement, les équipes de France 2 ont été autorisées à filmer les échanges menés par une magistrate spécialisée.

"Il s'est jeté sur moi"

Parmi les plaignantes ce jour-là, une femme d'une quarantaine d'années. Il y a un an, elle a déposé plainte pour des violences de la part de son ex-conjoint. Tout est parti, dit-elle, d'une simple dispute. "On commence à discuter, le ton monte, et comme à son habitude il a commencé à me menacer, à me dire : 'De toute façon, la maison, tu ne l'auras pas, je vais y foutre le feu.' Et là, il est devenu fou, il a pris le lit du petit, il l'a soulevé et renversé à terre, puis il s'est jeté sur moi", témoigne-t-elle. L'homme est présent dans la salle, mais ce n'est pas une obligation. Il refuse d'être filmé ou enregistré. 

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