"Une femme qui subit jusque dans son domicile des violences conjugales doit être aidée, pas expulsée !", dénonce Marlène Schiappa

La secrétaire d\'État chargée de l\'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, à Paris, le 9 mai 2018.
La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, à Paris, le 9 mai 2018. (MAXPPP)

En mai dernier, le tribunal d'instance de Colombes a ordonné l'expulsion d'une locataire de son domicile des Hauts-de-Seine. Les voisins se plaignaient du "bruit" engendré par les violences conjugales qu'elle subissait.

La procédure d'expulsion engagée par le bailleur social Immobilière 3F contre une femme battue par son conjoint a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et jusqu'au sein du gouvernement. "Une femme qui subit jusque dans son domicile des violences conjugales doit être aidée, pas expulsée !", a tweeté mardi 14 août la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. 

Le 6 juillet, une mère de famille de 37 ans vivant à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) est informée par voie d'huissier d'un "commandement de quitter les lieux" avant le 12 septembre. La locataire se voit reprocher des "nuisances sonores importantes troublant la jouissance des occupants de l'immeuble". Ces nuisances sont en réalité la conséquence des violences qu'elle dit subir de la part de son conjoint, contre qui elle a porté plainte le 30 mars. 

Une proposition de relogement

Malgré ce contexte, la procédure judiciaire lancée par Immobilière 3F n'a pas été interrompue. Le bailleur a même fait valoir que "la plainte déposée pour violence conjugale par Mme Élodie W. ne fait que corroborer les troubles". Face à cette situation, Marlène Schiappa a envoyé dimanche un courrier au bailleur, dans lequel elle demande des explications et des mesures pour éviter les expulsions de femmes victimes de violences.

Élodie a finalement été "soulagée", lundi 13 août dans l'après-midi, par un appel rassurant de la part de Immobilière 3F. Sous la pression des réseaux sociaux, le bailleur lui a promis de la reloger et lui fera visiter un nouveau logement jeudi après-midi. 

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