Tarn-et-Garonne : un maire condamné à une peine de prison avec sursis pour des violences conjugales

La mairie de Lapenche (Tarn-et-Garonne).
La mairie de Lapenche (Tarn-et-Garonne). (GOOGLE STREET VIEW)

Stéphane Larroque, 45 ans, avait été incarcéré samedi pour avoir agressé son ex-compagne et le compagnon de celle-ci.

Il échappe finalement à la prison ferme. Le maire du village de Lapenche (Tarn-et-Garonne), a été condamné, mardi 26 novembre, à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales par le tribunal correctionnel de Montauban, pour avoir agressé son ex-compagne et le compagnon de celle-ci. Il a également été condamné à une obligation de soins et à l'interdiction de contact avec son ex-compagne.

La procureure avait requis six mois de prison dont trois avec sursis contre Stéphane Larroque, 45 ans, ainsi que son maintien en détention et la privation de ses droits civiques pendant trois ans, avec exécution provisoire. Déjà condamné pour des faits de violences, le maire de ce village de quelque 270 habitants et chef d'entreprise avait été écroué samedi. Il était accusé d'avoir cogné les têtes de son ex-compagne et de son compagnon lors d'une soirée beaujolais le 21 novembre dans un bar de Caussade, non loin de sa commune.

Déjà une condamnation en 2017

Son ex-compagne a, selon son avocate, Stéphanie Nauges, subi des violences durant leur vie en commun, de 2008 à 2018. Elle avait porté plainte auprès de la gendarmerie, suscitant une visite à domicile au cours de laquelle le maire s'en était pris aux gendarmes, s'attirant en 2017 une condamnation à un mois de prison avec sursis.

Stéphane Larroque, dont la défense avait demandé la relaxe en invoquant notamment le comportement souvent violent de son ex-compagne, a affirmé avoir été "provoqué" par le compagnon de cette dernière. Il a soutenu ne pas avoir voulu frapper, mais avoir opéré un "rapprochement de têtes" sur le modèle d'une pratique de vestiaires de rugby.

Mettant en avant une "violence avérée" et le passé du maire, la procureure avait souligné le "devoir d'exemplarité" des élus, et la nécessité "de ne pas laisser perdurer ce type de comportement". Les membres du conseil municipal étaient présents à l'audience pour soutenir l'édile, qui est sorti de prison ce mardi soir.

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