Paris : plus de 60 étudiantes dénoncent les "comportements insistants" d'un professeur de droit d'Assas

La faculté d\'Assas à Paris, le 2 mai 2017.
La faculté d'Assas à Paris, le 2 mai 2017. (SERGE ATTAL / ONLY FRANCE / AFP)

L'enseignant a été licencié, révèle "Le Parisien", et un signalement des faits a été déposé auprès du parquet de Paris.

"Es-tu dispo par hasard ce soir ?" Un professeur de la faculté de droit d'Assas, à Paris, a été renvoyé après que 69 étudiantes se sont plaintes auprès de l'administration de "comportements lourds et insistants", révèle Le Parisien, vendredi 19 avril. Le professeur, chargé de TD et en poste depuis trois ans, a été renvoyé le 26 mars.

Selon le quotidien, la plupart des femmes sont âgées de 18 à 20 ans et ont témoigné à l'administration en mars. "Un signalement des faits a été déposé auprès du parquet de Paris", a confirmé le directeur adjoint chargé des études et de la vie universitaire à Paris-2, à la tête d'une "cellule de lutte contre les violences sexistes et sexuelles", créée à la rentrée dans l'institution.

Prise de contact par les réseaux sociaux

Selon les témoignages des victimes désignées, le professeur procédait "toujours de la même manière". La prise de contact commençait par les réseaux sociaux : "Je te trouve plutôt très mignonne", "Fais gaffe, je suis assez sensible aux filles mignonnes comme toi", écrivait un certain "Monsieur B". "Je pensais que c'était un étudiant qui m'avait croisée lors de la présentation du cursus en amphi. Je n'avais mis nulle part sur les réseaux sociaux que j'étais étudiante à Paris II", raconte l'une de ces jeunes femmes.

Plusieurs d'entre elles affirment que celles qui ont cédé aux avances pouvaient avoir des "avantages" sur leurs notes. "Il n'a jamais laissé entendre qu'il pouvait remonter les notes, précise une de ses anciennes élèves au Parisien. Néanmoins on a observé que de manière générale les garçons étaient moins bien notés, que si l'on refusait des avances, nous étudiantes avions peur que cela ait un impact." Contacté par Le Parisienle professeur n’a pas souhaité s’exprimer et a indiqué avoir en sa possession "tous les éléments" pour "prouver son innocence".

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