Grenelle des violences conjugales : Schiappa veut un "protocole clair" pour l'accueil des victimes par les policiers et les gendarmes

La secrétaire d\'Etat à l\'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, lors du lancement du Grenelle des violences conjugales, le 3 septembre 2019, à Matignon.
La secrétaire d'Etat à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, lors du lancement du Grenelle des violences conjugales, le 3 septembre 2019, à Matignon. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Onze groupes de travail mis en place dans le cadre de ce Grenelle rendront leurs conclusions mardi.

Près de trois mois après le lancement du Grenelle des violences conjugales, les 11 groupes de travail mis en place le 3 septembre rendront officiellement leurs conclusions, mardi 29 octobre. Dans une interview dans l'édition de mardi du journal La Croix, la secrétaire d'Etat à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa plaide pour la mise en place de certaines de leurs propositions, à commencer par la création d'un "protocole claire" pour l'accueil des victimes dans les gendarmeries et les commissariats.

"Aucune victime ne doit plus repartir sans connaître ses droits et savoir où trouver du soutien", tranche Marlène Schiappa, qui estime que les policiers et gendarmes sont "parfois démunis devant les violences conjugales". Elle révèle qu'une "grille d'évaluation du danger" est en cours d'élaboration par le ministère de l'Intérieur, en collaboration "avec des associations".

Définir les "suicides forcés" dans la loi

La secrétaire d'Etat affirme qu'elle souhaite également retenir la proposition de "réquisitionner les armes à feu dès la première plainte" : elle explique qu'il s'agit des "armes les plus utilisées pour les féminicides". Mais cette idée doit encore être "expertisée avec Christophe Castaner".

Parmi les autres propositions intéressantes, Marlène Schiappa retient "la mise en place de congés exceptionnels" par les entreprises pour "permettre aux victimes de faire leurs démarches". Mais aussi une "évolution du secret médical" qui permettrait aux urgentistes de partager des infomations avec les policiers ou encore les avocats quand elles permettent de protéger des victimes. Ou encore la suppression de l'autorité parentale des pères qui auraient tué la mère de leurs enfants.

La secrétaire d'Etat promet également une loi pour lutter contre l'emprise économique des conjoints violents sur leurs victimes, et veut également lutter contre l'emprise psychologique, en remboursant davantage "la prise en charge psychologique" et en précisant la loi pour que des violences comme les "suicides forcés" soient mieux reconnues.

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