Grenelle des violences conjugales : "Il faudra poser des mesures, avec des objectifs et des résultats"

Françoise Brié, directrice de la Fédération Solidarité femmes, à Paris, le 5 mars 2018.
Françoise Brié, directrice de la Fédération Solidarité femmes, à Paris, le 5 mars 2018. (THOMAS SAMSON / AFP)

Un Grenelle des violences conjugales se tiendra à la rentrée, annonce Marlène Schiappa. Réunir tous les acteurs, "ce n'est que comme cela qu'on pourra faire reculer ces violences", réagit Françoise Brié, directrice de la Fédération Solidarité femmes.

La Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes, Marlène Schiappa, annonce dans le JDD dimanche 7 juillet qu'un Grenelle des violences conjugales réunira à Matignon à partir du 3 septembre prochain les ministères concernés, les services publics, associations et familles de victimes. Depuis le début de l'année, 74 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint. "Il faudra évidemment poser des mesures, avec des objectifs et des résultats" lors du prochain Grenelle des violences conjugales, a réagi dès samedi sur franceinfo Françoise Brié, directrice de la Fédération Solidarité femmes. 

Il faut absolument que ce Grenelle réunisse tous les acteurs et actrices de cette question des violences conjugales, des ministères aux associations en passant par toutes les institutions impliquées.Françoise Brié, directrice de la Fédération Solidarité femmesà franceinfo

"Ce n'est que comme cela qu'on pourra faire reculer ces violences", insiste Françoise Brié. Samedi, une grande manifestation était organisée à Paris pour réclamer des mesures immédiates contre ces féminicides. Elle a réuni 2 000 personnes, selon les organisateurs, 1 200 d'après la préfecture de police.

Des référents spécialisés à tous les niveaux 24h/24

"Il faudrait créer des référents spécialisés à tous les niveaux, propose la militante. On en a déjà dans les brigades de police et de gendarmerie, mais il faut qu'ils soient disponibles 24h/24 pour prendre les plaintes des femmes et suivre ces dossiers. Il faut la même chose du côté de la justice, avec des magistrats qui se consacrent à ces questions. Et puis derrière, il y a tout l'accompagnement des victimes, dans les centres d'hébergement, les lieux d'accueil et d'écoute, etc".

"Tout cela peut être induit par ce Grenelle, avec derrière des mesures attendues, espère Françoise Brié. Et puis c'est aussi un constat, ça permettra de voir où sont les failles pour améliorer la situation."

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